Conférence sur la pollution intérieure, nous y serons.

Mardi 27 septembre 2011 à 20h00 à Romont, une conférence aura lieu sur la pollution intérieure. Sujet que nous avions déjà traité dans un précédent article de ce blog.

Un sujet qui nous concerne tous et qui m'intéresse particulièrement puisque nous vivons dans un appartement récent mais visiblement construit avec les matériaux les moins chers du marché et que nous passons souvent des vacances dans une vieille maison de campagne construite bien avant qu'on ne se soucie de la qualité de l'air. J'ai également hâte de poser des questions aux conférenciers sur mes armoires Ikea en bois aggloméré...

Bref, Madame21 et moi même y serons ! Si le sujet vous intéresse autant que nous ou si vous voulez juste voir nos têtes, dire bonjour ou faire un bec, venez également !

Plus d'infos et autres conférences: http://www.apglane.ch

 

L’équilibre Acido-Basique

Avant que Madame21 ne renomme ce blog "Madame21.ch", j'y re-consacre un peu de temps en vous proposant cet article qui me servira également de bonne excuse à mon absence des derniers mois années. En effet, après une période de plus d'un an d'intense fatigue chronique, j'ai trouvé les causes de mon mal et la solution qui va avec : mon alimentation et mon mode de vie m'ont rendu trop acide. Il fallait me basifier. Je l'ai fait et ça m'a changé la vie (et je pèse mes mots).

L'équilibre acido-basique étant un élément fondamental du bien-être de tout un chacun, je vais essayer, avec mes maigres connaissances de biologie, de vous en expliquer les tenants et aboutissants tels que je les ai compris. Amis nutritionnistes, vous m'excuserez mes raccourcis. Vos corrections sont les bienvenues.

L'équilibre acide-base dans le corps humain.

La mesure d'acidité / basicité s'appelle le pH. (Valeur bien connue des aquariophiles et des gens qui regardent les publicités pour les crèmes de visage). C'est une valeur qui va de 0 à 14. En dessous de 7, la mesure est dite acide, au dessus de 7 elle est basique.

Chaque élément du corps humain fonctionne de façon optimale à un certain niveau de pH qui lui est propre et si pour un viscère donné, les conditions de pH ne sont pas respectées, son efficacité sera alors amoindrie. Il est donc important d'avoir un pH adéquat mais heureusement, notre corps gère très bien ça.

Au fil des journées, notre équilibre acido-basique évolue de manière tout à fait normale en fonction de ce que l'on assimile et de notre activité. Ainsi nous avons une tendance à nous acidifier en journée car cela est nécessaire à une activité cérébrale soutenue. De plus, le stress et la consommation de nourriture souvent trop acidifiante viennent renforcer ce phénomène.

Durant la nuit, nous avons par contre une tendance à nous basifier car le cerveau est au repos, il n'y a plus d'apport de nourriture acidifiante et le foie, libéré des tâches nutritionnelles peut alors se concentrer sur son rôle antitoxique et aider les reins à nettoyer l'organisme de ces toxiques acides. (C'est ce qui fait que le pipi du matin est si salé concentré.)

L'acidification.

Le pH du sang se doit d'être très stable vers 7.4 sans quoi il entraine de graves troubles métaboliques. En dessous de 6.95 : coma puis mort. Au dessus de 7.7 : irritabilité, crise de convulsion, tétanie, mort. Ça ne rigole pas. Comme je l'ai déjà dit, le corps humain est bien fait et il s'applique à maintenir le pH du sang très stable grâce à une panoplie de moyens plutôt compliqués. Son moyen préféré peut se résumer ainsi : stocker les toxiques acides dans le tissu de soutien en attendant que le corps les élimine.

Le tissu de soutien, c'est la bouillie qui entoure les organes importants: 16-18 litres de jus, de fibres, de capillaires sanguins et de fibres nerveuses. Un peu de tout pour permettre une bonne respiration cellulaire, l'alimentation et l'hydratation des tissus et l'élimination des déchets.

Les deux organes principaux d'élimination des toxiques acides sont les poumons et les reins qui se partagent le travail comme suit. Les poumons s'occupent rapidement des toxiques acides faciles à éliminer tandis que les reins s'occupent lentement de ceux plus coriaces.

Donc si l'on passe sa journée dans un bureau mal aéré et sa nuit dans une chambre à coucher à l'air vicié, les poumons font moins bien leur travail, ce qui laisse d'avantage de travail aux reins pour l'élimination de ces toxiques. Les reins bossent bien mais travaillent lentement, donc s'il y a trop à faire, il faut stocker les toxiques acide dans le tissus de soutien en attendant qu'ils puissent les traiter. Si l'on maintient ce comportement sur une longue période et qu'on y rajoute un mode de vie stressant, des relations conflictuelles, des contrariétés ou une alimentation mal équilibrée, on finit par s'acidifier d'avantage que l'on ne se basifie. Au fil du temps, l'acidification du tissu de soutien a tendance à le gélifier (devenir moins fluide) et il ne pourra plus assurer son rôle de "soutien" : nourrir les organes et amasser les déchets acides. Crac : On souffrira d'Acidose chronique de faible niveau.

L'acidose Chronique de faible niveau.

Adieu chips et biscuits au beurre !

L'acidose chronique de faible niveau, (que je vais dès maintenant appeler "acidose" mais qu'il ne faut pas confondre avec l'acidose métabolique aigüe qui est un trouble grave) peut présenter les symptômes suivants :

  • Calculs rénaux
  • Maux de tête
  • Sécheresse de la peau
  • Manque d'énergie, manque d'entrain
  • Fatigabilité surtout matinale
  • Perte de l'appétit
  • Des ongles peu forts facilement cassables
  • Peau du visage grasse.
  • Mauvais haleine matinale.
  • Perturbation du sommeil entre 1 et 3 heures.
  • Tendance à s'enrhumer facilement.

Bref, on ne fonctionne pas bien. Personnellement, mon principal problème était la fatigue. Je mettais plus d'une heure à me lever le matin, toute tâche me paraissait un effort insurmontable et j'avais une puissante envie de dormir dès 16h. Je voulais changer ça et je dormais entre 8 et 9 heures par nuit, ce n'était donc pas de la fatigue ordinaire et encore moins de la paresse. Être à ce point mou à 32 ans me rendait fou. Il a fini par en résulter de l’irritabilité et de la déprime.

Il fallait que ça change. À seulement 32 ans, on doit être en forme. J'ai consulté un docteur qui a presque nié mes symptômes, accusant une déprime saisonnière et qui m'a prescrit de la Taurine (du redbull en poudre quoi...) et un homéopathe en carton qui n'a pas fait mieux en me conseillant simplement de boire du café... j'ai fini par rencontrer une nutritionniste/kinésiologue formidable qui m'a parlé de l'équilibre acide-base.

Maintenir son équilibre acide-base.

Notre mode de vie étant par nature acidifiant, il faut autant que possible, tout au long de la journée, éviter ce qui acidifie et favoriser ce qui basifie :

  • Manger équilibré et favoriser les aliments basifiants. Manger moins de sucre. Minimiser les viandes.
  • Faire quelques profondes inspirations à l'extérieur et aérer convenablement deux à trois fois par jour les locaux dans lesquels on vie ou travail pour aider les poumons à éliminer les acides.
  • Éviter le stress. Si nécessaire, le combattre par des exercices de relaxation.
  • Faire du sport afin d'éliminer des toxiques par la transpiration et la respiration.
  • Souper léger et tôt afin que la digestion soit finie lorsqu'on se couche. Laissant ainsi le foie tranquille pour aider les reins à nettoyer le corps.

Ce sont là les mêmes conseils santé qu'on retrouve un peu partout et ce n'est pas un hasard. Cependant changer ses habitudes et s’astreindre à un nouveau rythme demande beaucoup d'énergie et de rigueur, ce dont justement on manque cruellement lorsqu'on est en déséquilibre ! Ah que ce cercle est vicieux !

Rétablir son équilibre acide-base.

Jus de pomme bio et Soda Club. Prends ça dans ta face Coca Cola !

Afin d'avoir l'énergie et la motivation suffisante pour maintenant son équilibre, il est essentiel de le rétablir rapidement. Pour ce faire, certains spécialistes recommandent la cure de citron qui consiste à avaler des doses croissantes de jus de citron (jusqu'à 12 citrons par jours) pendant 30 jours.

Je n'ai pas réussi à m'y astreindre. J'ai donc opté pour des compléments alimentaires basifiant en gélule. J'ai pris 2 pilules par jour d'ERGYMAG. Le changement a été flagrant en moins d'une semaine. J'ai repris vie. J'ai continué ces gélules pendant 6 mois. C'est le temps qu'il m'a fallu pour restructurer mon rythme de vie, équilibrer mon alimentation et me forger le mental qui va avec.

Aujourd'hui je me sens vraiment bien avec une vitalité qui correspond à mon jeune âge (oui oui, moi j'ai 33 ans et je suis jeune) ce qui n'est vraiment pas de trop pour gérer nos deux Mômes21 et leur énergie débordante.

Conclusion.

Les règles pour favoriser un bon équilibre acido-basique sont les mêmes que j'ai toujours entendues sur la santé en général (mangez équilibré, bougez respirez), mais en m'intéressant à ce sujet, j'ai enfin pu rattacher ces règles théoriques à des processus physiologiques, et ces processus physiologiques à des effets perçus et ressentis. Cependant, si l'équilibre acido-basique est une notion fondamentale du bien-être (et qu'elle a des effets dévastateurs sur moi), elle n'est qu'un élément parmi d'autres dans une équation bien plus complexe qui régit l'ensemble du corps humain et dont beaucoup de paramètres changent en fonction de chaque individu. A chacun d'expérimenter pour trouver des solutions à ses problèmes de santé mais comme m'avait dit un kinésithérapeute que j'avais également consulté à ce propos : "D'abord vous suivez les règles de bases de l'hygiène de vie, ensuite vous venez vous plaindre. Sinon je peux rien pour vous, je ne suis pas magicien."

Sources.

Retirer son argent des banques

Eric Cantona - oui le footballeur - a récemment partagé une idée sur internet qui commence à faire du bruit et à rassembler beaucoup, beaucoup de partisans: "Retirons tous notre argent des banques le 7 décembre". Je pense que l'idée est vraiment bonne, je vais la suivre et vous en parler :

Pourquoi retirer son argent

Cantonna l'explique assez bien dans sa vidéo : Défiler avec une pancarte dans la rue ne sert à rien. Le système actuel est basé sur le pouvoir des banques.  Retirer son argent est un acte citoyen pour ne pas encourager la dérive. Si les banques n'ont plus d'argent, le système s'écroule.

Non mais euh, pourquoi détruire ce système ?

Pour un peu que vous vous intéressiez à autre chose qu'à "Qui veut marier mon fils" et à "Jimmy Choo", vous avez dû vous apercevoir qu'il y a quelque chose de malsain dans notre monde : des gosses crèvent de faim tandis que des multinationales s'enrichissent à n'en plus pouvoir. Des pays font faillites et d'autres utilisent nos impôts pour  renflouer les banques. Et nous au milieu de tout ça, notre pouvoir d'achat s'amenuise, notre nature s'essouffle,  et nous avons ce triste sentiment récurent de nous faire avoir par les politiciens, les assureurs, les propriétaires, les services après vente, bref, grosso modo par tout ceux qui nous sourient. Et si vous vous dites : "bin ouais, c'est la vie" vous vous trompez. Ça n'a rien à voir avec la vie. Il faut dire "bin ouais, c'est les banques" car les banques sont le fondement des dérèglements de notre société. Ce n'est pas de la diabolisation, c'est une simple vérité. Pour s'en convaincre, il faut passer un peu de temps à se renseigner. Juste un peu: Commence par regarder ça, ça dure 1 minutes 30 :

Ensuite :

Et si vraiment ça t'intéresse, prend le temps de regarder toutes les vidéos de cette page.

Ce système de par ses fondements est voué à l'échec, il va falloir en changer un jour ou l'autre. Pourquoi pas aujourd'hui ?

Agir, c'est facile en fait.

Je le disais en début d'article, l'idée de ce mouvement est de retirer son argent des banques le 7 décembre. Si vous avez peu d'argent, sachez que ça en vaut quand même la peine, une banque peut prêter 50x plus que ce qu'elle ne possède. La priver de 10CHF l'empêche d'en prêter 500 ! Si vous avez beaucoup d'argent, le prendre sur soi pose problème mais vous pouvez transférer votre argent dans une banque raisonnée qui ne cherche pas le profit à tout prix : La Banque BAS en suisse, La NEF en france. Ces organismes ne spéculent pas, encouragent et financent les projets sociaux et environnementaux et gèrent l'argent en toute transparence.

D'autres solutions : investissez votre argent dans des projets, dans les projets de vos amis (huhu), dans la pierre, bref : investissez dans le concret plutôt que de le confier aux escrocs financiers ! Aucune excuse, l'opération se renouvellera tous les 7 du mois au cas où vous avez été assez feignant pour louper la date ! Alors à vous de décider :

On change le monde maintenant ou on continue à encourager l'asservissement des peuples de l'appauvrissement de nos conditions de vie ?

Plus d'informations

La pollution intérieure et les plantes dépolluantes

En cherchant à en savoir plus sur les plantes dépolluantes (dont je vous parlerai en fin d'article), je me suis intéressé à ce qu'elles pouvaient bien "dépolluer" et j'ai découvert mon sujet du jour:

La pollution intérieure

Les meubles à monter soi même sont composé de copeaux de bois et de beaucoup de colle
Les meubles à monter soi même sont en bois aggloméré: Des copeaux, de la colle, du formaldéhyde

Il s'avère que l'air à l'intérieur des habitations et des bureaux est bien souvent davantage polluée que l'air extérieur. En effet, à l'air extérieur qui entre dans notre appartement, vient s'ajouter toutes sortes de polluants issus d'à peu près tout ce qui compose notre chez-nous: meubles en bois agglomérés (comprendre "meubles Ikea" ), isolants, vernis, colles, produits d'entretiens, moquettes, insecticides, fumée, livres et magazines, plastiques, chauffe-eau, matériaux de construction etc ... Les polluants chimiques les plus courants portent les doux noms de Formaldéhyde, Xylène, Toluène, Benzène et Monoxyde de carbone et sont source entre autre d'irritation de la peau et des muqueuses, de baisse du système immunitaire, de cancer et de problèmes de reproduction.

A ces polluants chimiques viennent encore s'ajouter les polluants biologiques tels que  moisissures ou acariens qui sont plutôt sources d'allergie.

Vous trouverez ici une liste plus complète et très bien faite des polluants d'intérieur et de leurs sources respectives.

C'est un problème sérieux

Vous allez me demander comme je me le suis demandé moi même: "Mais Monsieur21, ça ne serait pas complètement négligeable cette pollution là ?" et je vous répondrai comme je me suis répondu après mes recherches: "Non cette pollution n'est pas négligeable " . C'en est tellement pas négligeable que la confédération suisse publie sur son site tout un dossier sur le sujet. La France a même été bien plus loin en créant un observatoire de la qualité de l'air intérieur.

Cet observatoire a mené entre 2003 et 2005 des mesures dans plus de 500 logements français dont voici les résultats télégraphiques: 9% des habitats sont très pollués par plusieurs polluants. 45% sont très peu pollués.  Le reste est entre les deux. C'est impressionnant: Seulement la moitié des habitations sont très peu polluées.

Est ce que ça me concerne ?

Les polluants contenus dans la cigarette
Les polluants contenus dans la cigarette

Ahaaa, vous aimeriez savoir dans quelle moitié vous vivez hein ? Moi aussi. Seulement voilà, c'est pas facile. Par soi même, il n'y a pas à ma connaissance de moyen de tester l'air de son logis. Sauf peut être de constater sur soi certains symptômes pouvant y être liéLe syndrôme du batiment malsain couvre tout sorte de symptômes et de maladies associées à un lieu particulier: irritations des yeux, nez, gorge, peau sèche, nez bouché, vertiges, difficulté à se concentrer ou à mémoriser, fatigue ... On peut aussi s'aider de son odorat : si ça sent la peinture, le renfermé ou le neuf, c'est certainement que votre air est chargé de certains polluants. Et si ça sent la fumée de cigarette, votre air est chargé de grosso-modo de tous les polluants d'intérieur courants.

Quant aux offres professionnelles dans le domaine de la mesure de qualité de l'air, elles se tournent uniquement vers les entreprises et je n'ai pas trouvé d'offre d'analyse directement pour particuliers.

Se protéger

A défaut de pouvoir quantifier la qualité de l'air de son chez-soi, on peut prendre quelques mesures pour l'améliorer et espérer que cela suffise. La mesure numéro 1 que toutes mes lectures s'accordent à proposer est : ne pas fumer à l'intérieur. C'est de loin la source première de pollution d'intérieur. S'ensuit le conseil d'aération « faire un courant d'air » au moins deux à trois fois par jour, pendant 5 à 10 minutes.

Puis viennent des conseils divers comme : bricoler (scier, percer) et imperméabiliser à l'extérieur si possible. Éviter les produits de nettoyage aérosols, les humidificateurs et les bâtons d'encens. Et finalement les règles de bon sens : nettoyer son logis régulièrement, ne pas y entreposer des solvants et des peintures, ne pas laisser son moteur tourner dans le garage etc...

Les plantes dépolluantes

Notre Monstera deliciosa, dévoreuse d'ammoniac et de formaldéhyde
Notre Monstera deliciosa, dévoreuse d'ammoniac et de formaldéhyde

En plus des moyens précédemment cités, une aide à la dépollution peut venir de vos plantes vertes. Les plantes vertes, ça respire et bon nombre d'entre elles en profitent également pour absorber au passage toutes sortes de polluants qui se trouve dans l'air de nos habitations. Travaillant ainsi discrètement pour purifier l'air que nous respirons au quotidien. Sympa les plantes !

Il semblerait que les effets dépolluants des plantes ne soit plus à prouver. Ces propriétés ont été étudiées dans les années 70 par la NASA dans l'optique de maintenir la qualité de l'air dans des lieux clos aux confins de l'espace. Par la suite, différents programmes de recherche, dont le récent Phyt'air en France, s'y sont également intéressés.

Pas toutes les plantes absorbent les polluants que l'on rencontre dans nos intérieurs et une plante donnée n'absorbe que quelques-uns ces nombreux polluants. Il convient donc de composer en fonction des propriétés de chaque plante. Pour une efficacité maximum, on donne comme mesure 1 plante pour 9 mètres carrés de surface.

Vous vous doutez bien que lorsque Madame21 l'a appris, notre appartement a failli se transformer en jungle tropicale... J'ai dû jouer de toute mon influence pour limiter l'invasion. Nous avons donc acheté une demi douzaine de plantes parmi la large collection de plantes dépolluantes qu'on peut trouver dans n'importe quel garden-center.

La Chlorophytum comosum de bebe21
La Chlorophytum comosum de Bébé21, elle raffole du toluène, du xylène et du benzène

Gardant en tête que la dépollution est un rôle secondaire de la plante verte qui se doit d'abord d'être décorative, nous avons simplement choisi quelques plantes avant tout jolies en veillant à ce qu'elles couvrent un large éventail de polluants.

Avec cette armée de travailleuses, une aération rigoureuse et une bonne hygiène, on est plutôt confiants quant à l'air que nous respirons. Quant à remplacer nos meubles ikea par des meubles d'ébénistes, on va le faire dès qu'on aura gagné au loto...

En savoir plus

Sur la pollution d'intérieur

Sur les plantes dépolluantes

Le bio ne serait pas « meilleur » que l’agriculture conventionnelle ?

Suite à la publication d'une étude anglaise au début de l'été mettant en doute l'apport du bio par rapport à la culture standard, la polémique ne cesse d'enfler dans la presse. Un ami21 m'avaient déjà asséné lors d'un repas un navrant "j'ai lu ça l'autre jour, ça a été prouvé, bio, pas bio c'est pareil" et voilà que c'est Mamie21 qui cette semaine me découpe un article du journal 24heures: "Produits bio, la vérité qui dérange". Affolé que les raccourcis de la presse influencent à ce point mon entourage, je rédige cette article pour y apporter ma réponse.

Une étude critiquée

Bio suisse
Bio suisse

L'étude est une méta-étude qui a passé en revue 52,471 articles publiés durant les 50 dernières années. Elle en a extrait 162 études et sur ces 162 études, elle n'en a retenu que 55 "satisfaisantes". C'est donc sur l'analyse de ces 55 études choisies qu'elle a pu conclure: "Il n'y a pas de preuve d'une quelconque différence dans la qualité des nutriments entre nourriture bio et nourriture produite de manière conventionnelle".

Les critiques ont fusé aussitôt sur la partialité et les méthodes de cette étude. Voilà les principales:

-  Sur la base des 162 études préalablement sélectionnées, les produits bio sont plus riches en de nombreux nutriments alors que sur la base des 55 choisies, ces avantages disparaissent presque tous. Les avantages notables pour le bio qui ressortaient quand même de ces 55 études ont ensuite été simplement qualifiés de "pas importants".

- L'étude n'inclut ni les résultats d'une autre méta-étude très similaire mais aux résultats bien différents, ni les résultats d'une étude d'importance menée depuis 5 ans par l'union européenne (avec un budget de 18 millions d'euros ) qui présente elle aussi des résultats très favorables au bio.

- Il n'a été tenu compte que de l'apport de certains nutriments et le facteur "pesticide" a totalement été écarté de l'étude.

Article du 24 Heures : Le bio n'est pas meilleur
Article du 24 Heures : Le bio n'est pas meilleur

Le rôle de la presse

Sur ce sujet, la presse n'a pas été à la hauteur. Trop de simplifications pour faire des titres accrocheurs, trop d'élusions pour ne pas perdre le lecteur et trop de raccourcis pour tenir dans la mise en page: "Le bio n'est pas meilleur", "Le bio: pas plus sain", "Produits bio, la vérité qui dérange". Le conditionnel n'apparait jamais dans le titre et parfois même pas dans les articles. Pourtant années après années, des études se succèdent en prouvant l'intérêt de la culture bio sur la nature et la santé. Mais lorsqu'une étude vient à dire le contraire, elle est accueillie comme une révolution, comme LA vérité à communiquer. Certes, c'est un scoop, certes le titre est plus  accrocheur ainsi mais le message est alors faux et les manchettes menteuses.

Une étude parmi d'autres sélectionne certains rapports parmi d'autres pour mesurer certains nutriments parmi d'autres avant de conclure "il y a des différences mais ignorons-les". Et la presse s'en empare avec précipitation pour titrer: "le bio n'est pas plus sain". Misère mais que de raccourcis !

Au delà du produit et de ses qualités: le message.

En suisse, les normes d'agriculture sont bien plus exigeantes que dans d'autres pays producteurs qu'on retrouve sur nos étalages. Les "prestations écologiques requises" définissent des normes  écologiques de développement durable que la quasi totalité des producteurs suisses suivent. On peut donc s'attendre à une agriculture suisse non-bio de qualité. La différence entre bio et pas bio en est moins importante ici qu'en Amérique par exemple. Malgré cela, consommer bio reste à mes yeux important car le plébiscite du bio passe un message aux producteurs, aux chercheurs et aux élus: "On veut une agriculture plus respectueuse et plus authentique. Cessez de chercher des solutions aux problèmes de production (rendement, maladie, pollution, etc..) dans l'industrie chimique mais dans des solutions "naturelles" et légiférer pour des restrictions quant aux toxiques utilisés ".

Les leçons du passé et le principe de précaution

Avant Henri Becquerel, l'uranium était un caillou comme les autres. Avant 1950, la fumée de tabac était une volute comme une autre. Avant 1994 les farines animales étaient de la nourriture pour bêtes comme les autres. Avant 1996, l'amiante était un matériau de construction comme un autre. Et aujourd'hui,  on vient nous dire: "La culture aux engrais et pesticides est une culture comme les autres". Alors que l'on suspecte les pesticides de contenir des perturbateurs endocriniens et que la simple raison nous fait tout de même questionner: "N'est ce pas pas dangereux de mettre sur notre nourriture des produits mortels pour les insectes et les plantes qui ont été développés aux cours de recherche sur les armes chimiques ?". La réponse de la science aujourd'hui est "Ça n'a pas été prouvé que c'est toxique". Consommer du bio revient à appliquer le principe de précaution et d'attendre la vrai réponse satisfaisante: "Ça a été prouvé que ce n'est pas toxique".

Le bio EST meilleur que le non bio

Hormis les qualités nutritionnelles mises en cause dans cette étude, que ce soit sur le critère de pollution, le respect de principe de précaution, le rapport à la nature et à la nourriture et le message qu'il fait passer, le bio EST meilleur que le non bio.

Ensuite évidemment viennent s'ajouter d'autres critères de bon sens comme la nourriture local (Je préfère les pommes locales non-bio aux pommes de Nouvelle Zélande bio), les règles de nutrition (5 pommes non bio sont préférables à 5 paquets de biscuits bio) et les règles sociales (Je préfère un souper entre amis au resto non bio qu'un repas bio tout seul devant la télé) mais cela sort du cadre d'une comparaison bio/pas bio.

Je termine avec un passage d'un article de Marianne2 qui m'a fait sourire au sujet de ce fameux rapport:

Que dit le fameux rapport ? Tout simplement que les aliments bio ne présentent aucun avantage nutritionnel par rapport aux aliments issus de l’agriculture « conventionnelle ». Tout à fait vrai, même si l’argument est aussi stupide que de dire, par exemple, que les voitures avec freins ne présentent aucun avantage de carrosserie par rapport aux voitures sans frein. Parfaitement exact, si ce n’est que les unes tuent et pas les autres.