Soigner son rhume en 48 heures

L'hiver je me faisais souvent des petits rhumes histoire de passer le temps. A force de pratiquer le rhume hivernal, je me suis développé une stratégie point par point que j'applique systématiquement. Ça fonctionne plutôt pas mal puisque ça ne me coûte que 24 heures de combat (maladie) et 24 heures de rémission (semi maladie). J'en ai fais une liste sur un papier mais comme il commence à être maculé de viscosités séchées, je me décide à le passer en format numérique et, par la même occasion, à vous le partager hic et nunc.

Déceler au plus tôt et agir aussitôt

Où je suis attentif à mon état général et aux petites choses.

Pour moi, le premier symptôme alarmant est un léger picotement dans la gorge à la déglutition. Cela vient avant la sensation de faiblesse et avant la température. Ça peut aussi débuter par une fatigue inhabituelle ou le nez congestionné. Ça peut être rien mais je me méfie et dès lors, je passe en mode "Branle-bas de combat".

Branle-bas de combat

Où le combat passe en priorité orange, je me prépare, j'aide mon corps et j'attends de voir ce qui se passe.

Le corps a besoin de toute son énergie pour lutter alors pour lui épargner toute digestion fastidieuse, alors j'arrête simplement de manger. Le vieil adage "il faut manger pour prendre des forces" est une aberration pendant la maladie. Creusez les questions sur le jeûne alimentaire si cela vous inquiète. Si la maladie n'est pas encore installée et que la faim me tiraille, alors j'avale des aliments faciles à digérer: Des crudités.

Madame21 sait AUSSI tricoter des chaussettes

La fièvre est un outil du corps pour combattre la maladie. En chauffant, le corps inactive les virus et ralenti la prolifération bactérienne. Plutôt que d'attendre que la chaudière s'allume, il faut anticiper et s'habiller chaudement. Je rajoute une couche de plus sur le haut du corps et sur les pieds. Oui oui, deux paires de chaussettes. C'est la guerre je vous dit.

Les picotements dans la gorge sont certainement le signe d'une infection virale que j'attaque directement ici avec des gargarismes ! Il y a la méthode chimique à la Monsanto avec des bains antiseptiques type Hextril ou alors les remèdes de grand-mères dont on ne parlerait plus depuis des siècles si ils n'étaient pas efficace : Citron, sel, piment ou gingembre. (Tiens, tout ce qui fait faire la grimace semble efficace pour la mal de gorge... )

Je suis prêt à infuser comme un malaaaade !!!

Après bon, les huiles-essentiellophiles rajouteront  peut-être quelques gouttes de ravintsara, tandis que les homéophiles rajouteront quelques gouttes d'infludo.  Et pour les scientistes militants, hum... je sais pas... ils rajouteront quelques invectives sur l'oscillococccinum, ça semble les soulager.

Quand la guerre est déclarée

Où le combat passe en priorité rouge, j'arrête de rigoler et plus rien d'autre ne compte.

Je commence par accepter d'être grabataire et je fais une croix sur tout ce qui était prévu. Je continue les gargarismes réguliers et le jeûne mais comme le corps chauffe déjà bien, une couche d'habits en moins suffit, du moment que je n'ai pas froid.

La clé du succès, c'est de dormir. Dormir à n'en plus pouvoir pour laisser le corps travailler tranquille sans s'occuper du reste. Si je n'arrive pas à dormir, j'essaye ou je fais semblant. Et entre deux roupillons, il n'y a que les bains très chauds et les préparations d'infusions qui sont permis.  Et comme je suis trop sympa avec moi même, je m’autorise aussi à lire un peu. Merci moi !

Les infusions à boire, c'est toujours pour cibler la gorge. Mon cocktail le plus efficace, c'est l'infusion Thym, Citron , Gingembre, Miel. Le plus incroyable, c'est que ça soigne ET que c'est bon.

Reddition et rémission

Où la bataille est terminée mais tout est à reconstruire.

Ma bouillotte est SU-PER

Après la nuit toujours horrible entre mouchages intempestifs, réveils réguliers et rêves torturés, le plus dur est fait. Je continue mon combat jusqu'à ce que l'appétit revienne timidement. Pas question de boulotter un hamburger !!! Fruits et soupe sont bien plus adaptés pour une reprise en douceur. Mon corps est encore faible et mérite encore le repos du guerrier: Chaleur et sommeil sont encore les maîtres mots pour une journée. Le repos du deuxième jour n'est pas accessoire ! C'est ce qui fait que la maladie ne traîne pas toute la semaine.

Après la seconde nuit, forcément moins pénible, la santé est là. Hourra. Je peux à nouveau me gaver, bosser jusqu'à point d'heure et faire le zazou. Du moins jusqu'à la prochaine crève.

PS: Et si vous êtes fumeur, bon sang, c'est une occasion en or de commencer à arrêter !

Monsieur21

Papa21 de deux garçons21, fantaisiste, informaticien, bloggeur.

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