Vacciner son bébé ou pas ? Les parents suisses ont le choix.

En tant que jeunes parents (à comprendre : parents pour la première fois), on nous pose toutes sortes de questions toutes aussi futiles les unes que les autres tout au long de la grossesse : c'est une fille ou un garçon ? vous avez déjà préparé sa chambre ? vous avez déjà trouvé un prénom ? vous avez déjà choisi l'hôpital ? A force, une politesse machinale me permettait de liquider ces dialogues de courtoisie en moins de 2.

Mais la seule question sur laquelle nous avons réellement buté et pour laquelle nous n'avons pas encore de réponse définitive est celle que personne ne semble vouloir soulever avant que Bébé21 nous rejoigne dans ce monde valétudinaire : quels vaccins administrer et à quel moment ?

Un débat social très actuel

Depuis le début de l'année, les médias et les autorités s'agitent autour de la question. La rougeole, tout d'abord a provoqué moultes statistiques et directives, et un relent omniprésent de reproche public envers ces parents "irresponsables et égoïstes" qui ne vaccinent pas leur enfant. Aujourd'hui, l'actualité est saturée par la grippe porcine (grippe mexicaine, aaargh grippe A/H1N1), et cyniquement les actions en bourse des entreprises pharmaceutiques grimpent.

Donc même si on le voulait, on aurait de la peine à ignorer la problématique de la vaccination. Et encore plus difficile d'obtenir des informations balancées qui ne dérivent pas vers un débat des pro- contre les anti-vaccins.

Le manque d'information même chez notre pédiatre

A la première visite pédiatrique à un mois de vie de Bébé21, malgré nos questions et nos recherches préliminaires, nous ne recevons aucun éclairage édifiant (il faut dire que la pédiatre n'était pas une lumière non plus). Pas de chiffre exact sur les risques de complications, d'approfondissement sur la composition d'excipients (euh, en fait, je n'étais même pas consciente de la composition d'un vaccin : de l'eau et des virus "désactivés" non ?), sur les effets secondaires à long terme ou sur les possibilités d'ajournement. Juste un papier avec le calendrier de vaccination recommandé.

Bébé21 vacciné à 2 mois

A la seconde visite pédiatrique, nonobstant nos efforts d'information, nous n'y voyons pas beaucoup plus clair ; la pédiatre administre automatiquement les vaccins standards en Suisse à 2 mois (Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Poliomyélite, Méningite Hib) en l'absence de manifestation de notre part sur le sujet.

Depuis, peut-être est-ce une coïncidence, peut-être pas, mais nous nous battons contre un eczéma récalcitrant, des rhumes et des bronchites chroniques (genre toutes les 2 semaines depuis que Bébé21 fréquente la crèche !). Nous avons donc fait un drainage homéopathique pour éliminer les toxines des vaccins. Je ne suis pas une convaincue de l'homéopathie, mais l'absence d'effet secondaire me convient.

Composition d'un vaccin

Dans mes recherches d'informations, je suis tombée sur le numéro de Grandir Autrement consacré aux vaccins. C'est là que Horreur, j'écorne un peu plus ma confiance naïve en nos fournisseurs de biens de consommation en apprenant que les vaccins peuvent contenir :

  • des conservateurs
  • un émulsifiant
  • de la saponine
  • du gel d'hydroxyde d'aluminium
  • du mercure
  • des résidus provenant des techniques de reproduction
  • et autres joyeusetés propres à chaque vaccin

L'intérêt individuel ou le contrat social

D'un point de vue personnel et familial, je suis pour

  • repousser la date de vaccination au plus tard possible sous la supervision d'un pédiatre avisé : entrée à la crèche, maturité physique, etc.
  • accepter la prise de risque de ne pas faire le vaccin au moment recommandé
  • accepter l'opprobre ou l'incompréhension de son entourage
  • se renseigner sur la composition des vaccins et choisir celui qui contient le moins de composants douteux
  • étudier la possibilité de vacciner chaque maladie séparément (mais on augmente alors la quantité d'excipients !)
  • faire un examen médical préliminaire pour mieux connaître les risques

D'un point de vue social, je suis pour

  • vacciner mais de manière plus individualisée
  • interpeler nos autorités pour établir une vraie surveillance des effets secondaires (allergies, sclérose en plaques, autisme, maladies auto-immunes, dégénération, etc.)
  • mieux informer les jeunes parents par des points de vue nuancés sur la vaccination

En conclusion

Le sujet est vaste (d'où la longueur de l'article !) et la vaccination n'est pas un geste anodin. Mais par dessus tout, c'est une décision personnelle qui revient à chaque parent sur le quoi, le quand et le comment en correspondance avec ses valeurs. En aucun cas, je ne pourrai prétendre pouvoir vous indiquer une date et un vaccin associé : la prise de risque doit être évaluée par chacun.

Pour en savoir plus

Les pas non, mais il faut se renseigner

Les très pour

Madame21

Maman21, entrepreneure associative, citoyenne engagée, optimiste irréductible.

Commentaires

  • Bonjour Camcam,

    Le seul vaccin que nous avons décidé de faire pour nos garçons est le vaccin contre le Tétanos vers 4 ans. (parce que nos sources d'informations n'étaient pas unanimes et parce qu'on passe beaucoup de nos vacances dans une vieille maison en campagne où il est difficile de trouver des clous qui ne soit pas rouillés.)

    Avec l'adolescence qui va arriver vite, la question du vaccins contre les oreillons se posera également. Notre décision n'est pas encore arrêtée.

    Quant au drainage nous n'avons pas creusé la question. Nous avons suivi les recommandations et le traitement du médecin homéopathe en qui nous avions confiance.

    Dans le domaine de la vaccination, la confiance est la clé. Confiance dans l'industrie pharma, dans la médecine dite moderne, confiance en soi, confiance en la vie...

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