Soigner son rhume en 48 heures

L'hiver je me faisais souvent des petits rhumes histoire de passer le temps. A force de pratiquer le rhume hivernal, je me suis développé une stratégie point par point que j'applique systématiquement. Ça fonctionne plutôt pas mal puisque ça ne me coûte que 24 heures de combat (maladie) et 24 heures de rémission (semi maladie). J'en ai fais une liste sur un papier mais comme il commence à être maculé de viscosités séchées, je me décide à le passer en format numérique et, par la même occasion, à vous le partager hic et nunc.

Déceler au plus tôt et agir aussitôt

Où je suis attentif à mon état général et aux petites choses.

Pour moi, le premier symptôme alarmant est un léger picotement dans la gorge à la déglutition. Cela vient avant la sensation de faiblesse et avant la température. Ça peut aussi débuter par une fatigue inhabituelle ou le nez congestionné. Ça peut être rien mais je me méfie et dès lors, je passe en mode "Branle-bas de combat".

Branle-bas de combat

Où le combat passe en priorité orange, je me prépare, j'aide mon corps et j'attends de voir ce qui se passe.

Le corps a besoin de toute son énergie pour lutter alors pour lui épargner toute digestion fastidieuse, alors j'arrête simplement de manger. Le vieil adage "il faut manger pour prendre des forces" est une aberration pendant la maladie. Creusez les questions sur le jeûne alimentaire si cela vous inquiète. Si la maladie n'est pas encore installée et que la faim me tiraille, alors j'avale des aliments faciles à digérer: Des crudités.

Madame21 sait AUSSI tricoter des chaussettes

La fièvre est un outil du corps pour combattre la maladie. En chauffant, le corps inactive les virus et ralenti la prolifération bactérienne. Plutôt que d'attendre que la chaudière s'allume, il faut anticiper et s'habiller chaudement. Je rajoute une couche de plus sur le haut du corps et sur les pieds. Oui oui, deux paires de chaussettes. C'est la guerre je vous dit.

Les picotements dans la gorge sont certainement le signe d'une infection virale que j'attaque directement ici avec des gargarismes ! Il y a la méthode chimique à la Monsanto avec des bains antiseptiques type Hextril ou alors les remèdes de grand-mères dont on ne parlerait plus depuis des siècles si ils n'étaient pas efficace : Citron, sel, piment ou gingembre. (Tiens, tout ce qui fait faire la grimace semble efficace pour la mal de gorge... )

Je suis prêt à infuser comme un malaaaade !!!

Après bon, les huiles-essentiellophiles rajouteront  peut-être quelques gouttes de ravintsara, tandis que les homéophiles rajouteront quelques gouttes d'infludo.  Et pour les scientistes militants, hum... je sais pas... ils rajouteront quelques invectives sur l'oscillococccinum, ça semble les soulager.

Quand la guerre est déclarée

Où le combat passe en priorité rouge, j'arrête de rigoler et plus rien d'autre ne compte.

Je commence par accepter d'être grabataire et je fais une croix sur tout ce qui était prévu. Je continue les gargarismes réguliers et le jeûne mais comme le corps chauffe déjà bien, une couche d'habits en moins suffit, du moment que je n'ai pas froid.

La clé du succès, c'est de dormir. Dormir à n'en plus pouvoir pour laisser le corps travailler tranquille sans s'occuper du reste. Si je n'arrive pas à dormir, j'essaye ou je fais semblant. Et entre deux roupillons, il n'y a que les bains très chauds et les préparations d'infusions qui sont permis.  Et comme je suis trop sympa avec moi même, je m’autorise aussi à lire un peu. Merci moi !

Les infusions à boire, c'est toujours pour cibler la gorge. Mon cocktail le plus efficace, c'est l'infusion Thym, Citron , Gingembre, Miel. Le plus incroyable, c'est que ça soigne ET que c'est bon.

Reddition et rémission

Où la bataille est terminée mais tout est à reconstruire.

Ma bouillotte est SU-PER

Après la nuit toujours horrible entre mouchages intempestifs, réveils réguliers et rêves torturés, le plus dur est fait. Je continue mon combat jusqu'à ce que l'appétit revienne timidement. Pas question de boulotter un hamburger !!! Fruits et soupe sont bien plus adaptés pour une reprise en douceur. Mon corps est encore faible et mérite encore le repos du guerrier: Chaleur et sommeil sont encore les maîtres mots pour une journée. Le repos du deuxième jour n'est pas accessoire ! C'est ce qui fait que la maladie ne traîne pas toute la semaine.

Après la seconde nuit, forcément moins pénible, la santé est là. Hourra. Je peux à nouveau me gaver, bosser jusqu'à point d'heure et faire le zazou. Du moins jusqu'à la prochaine crève.

PS: Et si vous êtes fumeur, bon sang, c'est une occasion en or de commencer à arrêter !

Se faire voler son vélo

Récemment, des gens indélicats ont profité d'une chaude nuit d'été pour nous dérober d'un coup tous nos vélos. Vu l'état des bécanes, ces pauvres hères n'ont vraiment pas fait une affaire, mais je les déteste tout de même pour nous avoir privé de quelques balades en famille. Heureusement, Madame21, qui ne sait ni traîner ni attendre, nous en a déjà retrouvé 4 "flambants d'occasion" en suivant ses propres conseils sur l'achat de vélos de seconde main. Je saisi tout de même l'occasion de cette mésaventure pour en faire un sujet sur notre blog.

Choses à faire AVANT de se faire voler

    • Pour se protéger, le mieux est de stocker son vélo à l'intérieur. Ce qu'on ne faisait pas.
    • Si ce n'est pas possible, alors le cadenasser avec un vrai cadenas. Ce qu'on n'avait pas. Les dépliables style "double mètres" offrent le meilleur rapport en protection et encombrement. Achetez en Suisse chez conrad.ch ou brack.ch par exemple.

      Mon nouveau cadenas. Viens avec ta pince, voleur, qu'on rigole !
  • Pour anticiper le vol, il faut établir "la carte d'identité" du vélo : les trois informations principales sont le numéro de série du cadre, la couleur et la marque/modèle. Ajoutez y une photo et votre ticket d'achat. Vous aurez alors un petit document à garder précieusement dans un tiroir. Voir ici le guide pour trouver son numéro de série sur le cadre du vélo. Évidemment... Nous n'avions pas fait ça.

Et souscrire une assurance alors ?

Le vol de vélo (pas électriques) est en général compris dans l'assurance ménage sous la dénomination "Vol simple à l'extérieur". Un petit calcul sur le site de Zürich assurance par exemple vous donnera un ordre d'idée des primes annuels et des forfaits. Avec 200 CHF de franchise, 2000 CHF de plafond, c'est vitre trop cher pour des vieux vélos et trop limité pour des vélos de qualité. Si vraiment vous jugez nécessaire d'assurer votre vélo, l'ATE propose des assurances à petit prix pour les vélos de moins de 1'000 CHF et la Zürich des assurances spéciales "vélo" jusqu'à 12'000 CHF. Prenez encore en compte dans votre choix que c'est généralement la valeur du bien sur le marché au moment du vol qui vous sera reversée, pas la valeur à neuf du vélo !

Chacun gère son risque en fonction de ses possessions et ses craintes. Personnellement, en vivement sobrement avec quelques économies, je crains moins les voleurs que les entourloupes des assureurs au moment du sinistre.

Chose à faire APRÈS s'être fait voler

  • Si vous n'avez ni "la carte d'identité" de votre vélo ni une assurance, vous pouvez verser une larme et vous mettre directement à la recherche d'un nouveau vélo. Au moins vous gagnerez du temps. Aller à la police servira pour leur statistiques mais avec plus de 35'000 vélos volés par année en Suisse et moins de 2% de résolution, les chances sont maigres de remettre la main sur votre bien.
  • Si vous avez été plus prévoyant que nous, il vous faudra retrouver les documents précieusement mis de côté avant d'aller au poste de police annoncer le vol puis contacter votre assurance dans l'espoir de vous faire rembourser. Que ceux qui passent par là nous disent en commentaire si cela faut la peine et combien de temps cela prend.

    vélo de Monsieur21
    Le nouveau vélo de Monsieur21. Rangé _à_l'intérieur_ !

    Cependant, dans le beau pays de Vaud, la police est moderne et permet de déposer une plainte par internet pour le vol de vélo.

Quelles autres options ?

  • Les vélos sont parfois volés juste pour faire un trajet puis abandonnés. Comme l'illustre cette drôle d'expérience journalistique de suivi de vélos volés, les vélos en ville ne partent souvent pas très loin. Parmi les vélos que la police ou les voiries retrouvent, une bonne quantité ne retourne jamais à leurs détenteurs légaux faute de dépôt de plainte. Pour se donner toutes les chances à ce niveau, vous pouvez acheter une étiquette Bikefinder qui coûte 15 CHF pour 5 ans à la manière de ces portes-clés "keyfinder".
  • A Genève, c'est le système bicycode qui est plébiscité et qui propose de graver un numéro unique sur le cadre du vélo pour 15CHF. Plus durable qu'un autocollant, ce système a aussi l'avantage d'être reconnu par l'état Français et donc de fonctionner également sur le territoire voisin.
  • Du coté d'Yverdon, c'est le système Trakyv qui est en train de faire ses preuves en proposant un puçage électronique de vos vélos pour 100CHF pour 10 ans. Une fois pucés, les vélos volés peuvent potentiellement être détecté en passant près d'un capteur fixe ou lorsqu'une voiture de patrouille équipée d'un capteur passe près du vélo. Ça sent bon la surveillance de masse mais l'entreprise vante ses bons résultats et avance des chiffres convaincants (-50% des vols de vélos à Yverdon)

Quelle est votre stratégie ? La minimale avec un gros cadenas, une étiquette et foi en la police ? L'administrative avec un petit cadenas et une grosse assurance ? Ou la technologique avec une puce ou même un GPS avec détecteur de mouvement ?

Créer une association : simple et rapide

Monsieur21 ayant un métier peu exigeant physiquement (seule notre plante verte du salon le concurrence dans la sédentarité), l'envie de pratiquer un sport ludique et accessible dans la région l'a confronté à une situation de pénurie décourageante : le club X ou Y est plein, mettez-vous sur la liste d'attente et on vous rappellera M'sieur. Promesse malheureusement pas tenue, et après plus d'une année d'expectative déçue, je retrouve Monsieur21 auprès de notre plante verte compréhensive, bras dessus bras dessous, pleurant à qui mieux mieux sur leur sort commun.

Sur le champ, je prends le problème à bras le corps et m'aventure à proposer de créer un club de sport (ici le badminton) dans notre commune.

Internet regorge de marches à suivre très bien faites, et certains prétendent que la partie purement formaliste (la rédaction des statuts de l'association) prend 5 minutes.

Madame21 s'essayant au badminton
Madame21 s'essayant au badminton

Créer une association locale à but non lucratif

Définir le but de l'association

Dans notre cas d'école, le but était clair : soulager notre plante verte des lamentations récurrentes de Monsieur21, et subsidiairement, mettre en place une structure pour permettre à des citadins de se retrouver pour pratiquer le badminton.

Dans les statuts, le but de l'association est le seul point qui sera vraiment propre à l'aventure de la création. Certains s'associent pour créer un festival ou un événement unique qui deviendra peut-être annuel selon son succès, d'autres le font pour aider les défavorisés ou sauver la planète.

Conseil : soyez assez précis dans votre formulation pour que les non-membres comprennent ce que vous faites, mais assez générique pour ne pas être restreint dans vos activités.

Constituer le comité de base

Théoriquement vous pourriez démarrer une association à 2, mais pour le partage du travail mieux être plus nombreux et pour la prise de décision mieux vaut être impair. Nous avons donc choisi de partir à 3 : une présidente (moi-même), un vice-président (un ami du quartier, victime consentante) et un secrétaire-trésorier (Monsieur21).

Conseil : même par la suite, il n'est pas nécessaire d'augmenter le nombre de membres du comité. Mais à mesure que l'association prend de l'ampleur, des mains et des cerveaux supplémentaires vont être utiles, par ex. pour la gestion des membres, la tenue des comptes, la représentation/promotion vers l'extérieur.

Rédiger les statuts

Des modèles de statuts - en format éditable ou en lecture seule - sont disponibles sur le net, mais comme la plupart des associations mettent leurs statuts en ligne, il suffit de chercher "statuts association xxx" en remplaçant xxx par des termes similaires à votre but d'association, et vous tomberez très probablement sur des statuts tout prêts où il vous suffira d'adapter 1-2 lignes. Mieux encore : vous découvrirez peut-être que l'association de vos rêves existe déjà, et il vous suffirait alors d'aller y jeter un oeil, et en devenir membre.

Contrairement aux 5 minutes minimalistes, la rédaction des statuts va vous amener à réfléchir sur l'organisation de l'association et vous devrez répondre aux questions suivantes notamment :

  • coût de la cotisation
  • type de membres et cotisation correspondante (actifs, passifs, jeunes ?)
  • l'engagement de l'association (signature simple ou double signature ?)

Conseils :

  • la modification des statuts requérant la convocation de l'assemblée générale des membres, mieux vaut ne pas mentionner le montant exact de la cotisation qui peut varier d'année en année selon la situation financière de l'association ;
  • pour de toutes petites associations (c'est le cas si vous en créez une généralement), il est plus simple et pratique d'avoir uniquement la signature individuelle pour les engagements ; une totale transparence et collaboration dans le comité, ainsi qu'une révision des comptes par des personnes hors du comité permettent de s'assurer que les fonds sont utilisés à bon escient pour remplir les missions de l'association.

Organiser une assemblée générale constitutive et signer les statuts

Au départ, les membres de l'assemblée générale se confondent avec ceux du comité : il n'y a pas d'obligation à avoir des membres externes au comité pour former une assemblée générale constitutive. C'est donc autour d'une bonne bière fraîche que Monsieur21, notre ami-victime et moi-même avons élaboré, imprimé et signé les statuts de notre club de sport. Cette signature marque le début de l'existence de l'association.

Comme pour toute séance du comité, un procès-verbal de l'AG doit être rédigé, on y notera par ex. le montant de la cotisation décidée.

Faire vivre l'association

Ouvrir un compte bancaire

Il n'est pas nécessaire d'avoir un compte bancaire ou postal, mais cela simplifie grandement le travail pour le règlement des factures ou pour la récolte des cotisations des membres qui paieront directement sur le compte.

Conseils : si vous avez opté pour la signature individuelle, créez un accès e-banking pour le ou la présidente et la personne en charge de la trésorerie. Une procuration sera peut-être nécessaire. Exemple possible : compte ouvert au nom du président, procuration donnée au trésorier.

Rechercher des membres, promouvoir l'association

Jouer au badminton à 3, c'est pas très marrant, et on s'est senti un peu seuls dans cette double salle de gym où résonnaient nos pas... Heureusement, le bouche à oreille, quelques parutions dans le journal communal, et de la flexibilité en écoutant les souhaits des membres (potentiels) ont permis au club d'atteindre une huitantaine de membres 3 ans après sa création.

Conseils :

  • pour une association qui a des activités tout au long de l'année, le comité est composé des personnes qui donnent de leur temps pour organiser la vie associative pour tous les autres membres, il vaut donc mieux d'être assez nombreux en comité pour ne pas s'essouffler ;
  • pour une jeune association dans l'événementiel, il est préférable de garder un petit comité (3-5 personnes), et d'engager des bénévoles de terrain pour donner un coup de main le jour même (et les quelques jours autour) de l'événement ;
  • même avec des buts nobles et une organisation nickel chrome, sans promotion, votre association risque de péricliter rapidement, il est donc primordial de rester visible, et d'accueillir de nouveaux membres qui donneront un nouveau souffle en venant rejoindre le comité ou les équipes actives.

Développer l'association

Le développement d'une association peut la faire partir dans une direction qui n'a pas forcément été envisagée lors de sa création.

Par ex. pour notre club, nous n'imaginions que du jeu pour adulte sans contrainte de compétition ou d'entraînement. Mais une forte demande de cours pour les juniors nous a incité à mettre en place un entraînement régulier avec moniteur pour les jeunes : une nouvelle classe a été ouverte chaque année. Nous avons même financé en partie des lignes de terrain dans une salle qui en était dépourvue pour pouvoir accueillir ces nouveaux cours. A coeur vaillant, rien d'impossible !

Avantages de la création d'une association

Contrairement au groupement simple et informel d'un ensemble d'amis, l'association permet :

  1. d'avoir une personnalité morale propre : les membres ne sont pas responsables des dettes de l'association ;
  2. d'être reconnu par les tiers : la commune du siège de l'association, les sponsors, les futurs membres ;
  3. d'acquérir, louer, établir des contrats en son nom propre.

Le point 2. n'est pas négligeable car beaucoup de communes soutiennent leurs associations locales, que cela soit par une subvention financière ou par des facilités logistiques (prêt ou location à prix modeste de salles pour les activités de l'association, prêt de matériel, mise à disposition de vin communal, promotion lors de manifestations ou dans les brochures pour nouveaux habitants...).

Créer une association (ou faire partie des membres actifs d'une association), c'est participer de manière très concrète à la cohésion sociale par le tissage de liens entre personnes regroupées autour de mêmes buts. Personnellement, je trouve cela très gratifiant et enrichissant (mais je concède que mon objectivité en la matière peut être relativisée au vu de mon associativite aigüe).

Si votre association couvre un besoin et est utile à la société, elle vous survivra. Garanti ! En bref, lancez-vous !

Pour aller plus loin

Concours : Livre Fashion mais pas victime à gagner (épilogue Zéro déchet)

En prélude à la conférence de Bea Johnson sur sa vie Zéro déchet à Pully, une journaliste de Terre et Nature m'a sollicitée pour quelques astuces Zéro-déchet à la vaudoise. En préparation à cet interview, j'ai relu le livre Zéro déchet et j'ai eu un regain de motivation à vider mes armoires pour ne garder que l'essentiel.

Article Terre&Nature du 26.11.2015
Article Terre&Nature du 26.11.2015

Constatation 1 : même après avoir lu le livre de Mme Johnson l'an passé, je remarque que c'est un travail sur la durée que de vivre sans cumuler l'inutile : flacon de parfum offert par Monsieur21 il y a 10 ans et que je n'ai jamais osé jeter (non pas qu'il pue - le parfum donc, pas Monsieur21 - mais je ne me parfume que rarement), échantillons de crème et shampoing bio, pantalons taille 36 alors que je suis en train de migrer vers du 40 avec résignation (c'est psychologique : pour une femme, un pantalon 36 dans l'armoire, ça donne un objectif pour l'été suivant... ou le suivant du suivant), verres ou tasses rigolotes achetées il y a des siècles et qui traînent au fond de l'armoire, livres divers qu'on ne relira jamais et qui prennent la poussière sur l'étagère...

Constatation 2 : faire place nette en se désencombrant de l'inutile, cela fait un bien fou ! De plus, certains objets en parfait état retrouveront preneur par la vente d'occasion ou par un don apprécié en cette période de Noël.

Constatation 3 : se désencombrer chez soi, c'est bien ; ne pas encombrer les autres, c'est mieux ! Décision prise pour l'achat de tous les cadeaux futurs : des invitations à des expériences (par ex. offrir une journée dans un lieu de divertissement, comme le labyrinthe aventure, le swiss vapeur parc, le signal de bougy etc.) ou des cadeaux "utiles" (gourdes sigg, par ex.), voire des consommables (orangettes ou savon maison dans un contenant recyclé).

Je suis loin d'avoir atteint la performance de Bea Johnson, mais l'article de Terre et Nature vous donnera quelques astuces simples à appliquer si vous souhaitez entreprendre cette démarche chez vous. Je suis certaine que vous avez également des tuyaux à donner, n'hésitez donc pas à mettre en commentaire votre conseil pour réduire ses déchets : il sera le bienvenu en ce mois de décembre propice aux achats et donc à l'encombrement (et cerise sur le gâteau, vous participerez de facto au concours ci-dessous, elle est pas belle la vie ?).

Livre "Fashion mais pas victime" à gagner

Couverture du livre Fashion mais pas victime
Couverture du livre Fashion mais pas victime

Pour vous aider à vider vos armoires d'habits intelligemment, je mets au concours un exemplaire du livre Fashion mais pas victime édité par la Fédération romande des consommateurs. Nous n'utilisons en moyenne que 20% de nos habits pendant 80% du temps semble-t-il. Ce livre ludique est un guide qui vous sera utile au quotidien pour trier, choisir et garder les vêtements qui vous siéent autant du point de vue du confort que de l'esthétique. Et si vous pratiquez déjà tout ce qui est conseillé, vous pourrez certainement le passer plus loin, en le posant comme cadeau sous un sapin écologique !

Pour participer, il vous suffit de nous faire part dans les commentaires du présent article d'une astuce originale pour réduire ses déchets, ou se désencombrer. Le 24 décembre 2015, un jury totalement partial, composé de moi-même et éventuellement de Monsieur21 s'il est encore en forme pendant notre marathon de fêtes de famille, attribuera le livre à la personne (avec une adresse suisse) qui aura délivré un conseil pratique et sympa.

Bonnes pratiques du télétravail

Madame21 : exemple à ne pas suivre pour le télétravail.
Madame21 montre l'exemple à ne pas suivre pour le télétravail.

J'ai la chance d'avoir un métier qui permet le télétravail que je pratique depuis 5 ans maintenant. Après une période comme indépendante, je suis actuellement salariée de deux organisations différentes et je télétravaille pour mes deux employeurs.

Il y a une dizaine d'années, j'avais été choisie comme cobaye suite à une opération du genou me forçant aux béquilles et à rester à la maison pour plusieurs mois : l'administration cantonale se tâtait pour la mise en place du télétravail et des tests grandeur nature devaient avoir lieu.

Loin de moi l'idée que de m'auto-proclamer le chantre du télétravail, mais de ces différentes expériences passées et de mon vécu actuel, je peux partager différents constats qui pourraient être utiles à ceux qui se lancent.

Les conseils pour du télétravail à la maison

Avoir du bon matériel

Cela peut paraître bête comme chou, mais pour bien travailler, il faut avoir un matériel adéquat et donc investir dans une chaise ergonomique, et des outils de qualité (dans mon métier, il s'agira d'un écran, d'un bon ordinateur).

Avoir un lieu dédié au télétravail

Là également, c'est du bon sens. Il faut s'aménager un espace réservé uniquement au travail, où on peut s'isoler pour converser avec clients et partenaires sans avoir des cris d'enfants en arrière plan. Pour les petits, c'est également beaucoup plus simple : on ferme la porte et on met un petit mot "Maman/Papa travaille".

Se préparer pour aller au télétravail

Se lever, se doucher, se coiffer, s'habiller... comme si on allait au travail, sauf qu'on reste à la maison. Etrange ? Non, tout ce rituel permet de se mettre dans le bon état d'esprit, de bien se réveiller et d'accorder son intérieur (je me mets à travailler) avec son extérieur (je suis en habit "de travail").

Avoir une solution pour téléphoner sans limitation

Vu qu'on ne croise plus les collègues au coin café, il est utile d'échanger de vive voix sans le souci de l'heure qui tourne. Un abonnement illimité est une bonne idée. Ou alors, vous demandez un téléphone professionnel, mais s'il ne sert qu'à téléphoner ou recevoir des sms, mieux vaut fouiller dans vos tiroirs pour ressusciter un vieil appareil encore fonctionnel. Selon les métiers de vos interlocuteurs, ils n'ont pas forcément la possibilité d'avoir des logiciels de téléphonie par internet : le téléphone portable ou fixe reste encore le meilleur outil pour joindre et être joint.

Mettre en place des outils de partage et de communication

Il y a actuellement une bonne quantité d'offres gratuites ou non de services en ligne pour partager ses fichiers, son agenda, ou son écran. Je n'ai de loin pas exploité toutes les possibilités de google App, skype, dropbox, basecamp et consors. Toutefois, mettre des documents sur internet n'est pas anodin, comme le rappelle la FRC dans son article Gros temps sur les clouds.

Noter ses heures de travail

En tant qu'indépendant ou entrepreneur, il est très utile voire essentiel de savoir combien d'heures ont été consommées sur un certain projet ou pour un client donné. Cela permet ensuite d'avoir des métriques pour établir la prochaine offre, ou faire un budget prévisionnel. J'ai gardé la même rigueur même si je ne suis plus qu'une simple salariée et que le travail a moins de sens comptabilisé en heures qu'en objectifs à atteindre. Ce décompte d'heures permet toutefois de constater les dépassements ou les creux, et de réagir en conséquence (en prenant des vacances pour éviter le surmenage ou au contraire en boostant le travail le soir ou le week-end pour rattraper un retard).

Rencontrer ou appeler ses interlocuteurs

Il est essentiel pour établir une relation de confiance, pour se coordonner ou pour régler des problèmes de faire des séances avec ses collègues, ses clients, ses mandataires et toute autre personne qui intervient dans votre vie professionnelle. Dès que les choses dérapent et passent à l'émotionnel, un appel en attendant la séance résoudra bien mieux une situation délicate qu'un mail échaudé où le nombre de destinataires en CC voire en BCC a explosé.

Se construire une nouvelle vie sociale

Malgré les séances de travail aux bureaux, je n'ai pas l'occasion de beaucoup approfondir les relations avec les collègues. Le télétravail isole socialement et il faut prendre des mesures avant de déprimer quand on commence à parler avec sa tasse de café. Je pense qu'il est important d'avoir du temps libre consacré à une vie associative ou politique ou toute autre forme d'organisation permettant de rencontrer du monde et d'échanger.

Se (re)mettre au sport

La distance entre ma chambre à coucher et mon bureau étant très exactement de 16m23, même en passant par la salle de bain entre deux pour me réveiller, il est évident que le nombre de pas ne suffit pas à atteindre la quantité d'exercice physique requise pour rester en forme. Pour faire une pierre deux coups par rapport au conseil de se construire une vie sociale en dehors du travail, il peut être intéressant de se trouver une activité sportive d'équipe.

Manger bouger

Une bonne hygiène de vie reste nécessaire : s'aérer la tête et les poumons en allant faire une balade d'au moins une demi-heure par jour, éviter de rester plus d'une heure assis sans bouger devant son écran, se préparer un repas équilibré car il n'y a plus d'assiette d'entreprise Fourchette verte...

Pour celles et ceux qui comme moi ont besoin d'optimiser les choses, il est possible de se forcer un peu, par ex. :

  • profiter de la balade pour aller poster une lettre, acheter du pain ou acheter du désinfectant à la pharmacie (ce qui me fait remarquer que nous avons 4-5 bouteilles de désinfectants dans notre armoire...)
  • prendre des mini-pauses d'une ou deux minutes pour se lever et aller boire un verre, se préparer un café ou aérer en ouvrant toutes les fenêtres
  • suivre les conseils du Dr. Pauli pour moins s'asseoir

Les avantages du télétravail

  • La flexibilité des horaires : je peux prendre une longue dans l'après-midi pour accueillir les enfants lorsqu'ils rentrent de l'école puis reprendre mon travail le soir dès qu'ils sont couchés ;
  • L'économie en temps sur les trajets : logeant un peu en périphérie, je gagne 1h30-2h par jour, pour un taux de 80% cela fait donc facilement 5h par semaine d'économisé (voire même plus, les semaines où je n'ai pas besoin de penduler du tout) ;
  • La tranquilité : sans les collègues autour, il y a moins de dérangements intempestifs, ce qui est agréablement bienvenu lorsqu'on a besoin de se concentrer sur une tâche plusieurs heures de suite ;
  • Le désencombrement sur les trajets : je ne prends de place ni sur les routes, ni dans les transports publics ;
  • Les économies pour mes employeurs : je ne prends pas de place de bureau, ni ne coûte en électricité ou en matériel vu que j'utilise le mien ;
  • La satisfaction pour mes employeurs : comme l'a si bien dit la RevueDurable consacrée aux technologies de l'information et de la communication, "le télétravail diminue l'absentéisme (en particulier dû à la maladie), accroît le temps de travail et la productivité [...]" ;
  • L'implication locale : grâce aux heures flexibles et au temps de trajet économisé, j'ai pu participer au pédibus, fonder une association locale et reprendre l'organisation d'un événement annuel entre autres.

Ce dernier point n'est pas anodin. Au jour d'aujourd'hui où on constate une érosion des bonnes volontés locales ou l'augmentation de l'effet cité-dortoir, le fait d'avoir des personnes qui travaillent là où elles habitent permet de réinjecter des ressources humaines dans des quartiers ou des communes désertées pendant la journée. Quand je ne travaille pas pour un salaire, je travaille gratuitement pour la communauté... OK, OK, je suis workaholic, je l'avoue. Monsieur21 me soigne, mais c'est pas gagné.

Les fausses idées reçues du télétravail

  • Le télétravail, c'est écolo : non, si on profite du télétravail pour déménager plus loin des bureaux, et qu'on s'y rend ensuite en voiture, non seulement on pollue autant en trajet qu'avant, mais on risque aussi de contribuer à l'étalement urbain qui grignote sur la nature, dito la même RevueDurable ;
  • Le télétravail, ça me permet de travailler à n'importe quelle heure : non, les collègues ou les clients doivent savoir grosso modo quand ils peuvent vous atteindre pendant les heures de bureau, et il est illusoire de s'imaginer qu'on peut prendre congé plusieurs heures pendant l'après-midi régulièrement et les rattraper le soir ou le week-end car à la longue c'est épuisant ;
  • Le télétravail, ça devrait être généralisé partout : malheureusement, il y a des métiers où la présence sur le lieu de travail est nécessaire (infirmier, femme de ménage, ouvrière d'usine, caissier par ex.) ;
  • Le télétravail, ce n'est pas possible pour tel ou tel métier : au risque de me contredire en moins de deux phrases, je pense qu'il est néanmoins imaginable de s'organiser pour rassembler du travail "de paperasse" faisable à la maison, même en étant infirmière ou paysagiste, et de pouvoir rester une demi-journée ou une journée à la maison par semaine pour l'administratif, cela peut déjà faire toute la différence (par ex. en pouvant éviter une fois les heures de fort trafic en allant au bureau pour 13h30) ;
  • Le télétravail, ça devrait être accordé à tous : non, à mon humble avis, certaines personnes ne peuvent pas être mise en télétravail car il faut un minimum d'autonomie, de discipline, de débrouillardise, de sens des responsabilités.

Si un collaborateur ou une collaboratrice désordonnée, parfois en retard sur ses tâches, et nécessitant un "maternage" professionnel vous demande de passer en télétravail : patrons et patronnes, fuyez ! ou faites la sourde oreille. Ceci dit, un tel changement d'environnement peut créer des miracles et responsabiliser l'employé-e en question... Je conseillerais dans tous les cas un suivi rapproché pendant la période d'essai afin de vérifier que les termes du contrat soient respectés : si les tâches sont bien faites et rendues en temps et en heures, la confiance peut se bâtir sur les objectifs fixés et atteints.

Pour en savoir plus