Bienvenue !

Un peu écolo, un peu écono, résolument bio, la Famille21 vous partage ses astuces, ses adresses et ses retours d'expérience dans sa quête d'un quotidien aussi sain et confortable que possible. Vivre bien sans s'intoxiquer ni devenir fanatique du écologiquement correct, voilà notre challenge.

Madame21, Monsieur21, Gamin21, et PetitBébé21 vous souhaitent la bienvenue sur le blog de la Famille21.

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Promotion de la plus grande centrale solaire de Suisse à l’EPFL

Discours de bienvenue à la séance d'information de Romande Energie

Discours de bienvenue à la séance d'information de Romande Energie pour les blogueurs

La Famille21 a été contactée fin avril 2010 par une agence de communication grâce à nos lecteurs (il n'y en a en réalité peut-être qu'un seul, mais ça ne fait pas de mal d'être mégalo de temps à autre) de Café Vert TV qui nous ont indiqué comme blog digne d'intérêt. Nous avons été invités à une séance d'information sur un projet "top-secret" et nous serons les chanceux a en avoir "l'exclusivité pendant 2 semaines". Incroyable ! Sauf que le sujet avait déjà été traité par la presse traditionnelle en janvier 2009 : la plus grande centrale solaire de Suisse va être construite sur les toits de l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne).

Abordée par cette manière, je n'ai pu m'empêcher d'être méfiante et de demander ce que l'EPFL ou Romande Energie qui va exploiter la majeure partie de ce parc photovoltaïque attend de nous, modestes blogueurs romands. Je ne sais pas grand chose de cette démarche promotionnelle sauf que d'autres blogueurs de la région ont été conviés. Mais le thème du solaire et l'approche originale ayant titillé ma curiosité, je me suis décidée à y participer. Bon, j'avoue que l'existence d'un bus qui me mène en moins de 10 minutes sur site y est pour quelque chose, paresse et temps précieux obliges.

Séance de comm' pour blogueurs

Comme la Famille21 est locataire dans un appartement et que nous sommes de parfaits néophytes dans le domaine, j'ai demandé à un Ami21 qui a fait installer des cellules photovoltaïques sur le toit de sa maison récemment de m'accompagner en tant qu'expert "effronté": à comprendre qu'il sait de quoi il parle, il ose poser des questions pertinentes et ne pas lâcher le morceau si la réponse n'est pas satisfaisante.

Visite des installations de cellules photovoltaïques sur les toits de l'EPFL

Visite des installations de cellules photovoltaïques sur les toits de l'EPFL

Avant que je ne parte pour l'EPFL, Monsieur21 me demande si je savais qui étaient les autres blogueurs invités. Je lui réponds dans une boutade que je n'espère pas me retrouver toute seule face à une armada de marketeux et communiqueux de Romande Energie (RE). La réalité n'était pas loin : nous étions 4-5 blogueurs pour  une dizaine d'intervenants (orateur ou organisateur de la rencontre). Cette séance d'information a dû coûter bonbon !

Nous avons été accueillis fort aimablement par RE et après une explication de leur démarche stratégique en marketing (pourquoi ont-ils voulu communiquer leur projet de centrale solaire à des blogueurs d'abord, puis par des voies traditionnelles ensuite), nous avons assisté :

  • à une brève présentation du projet de la centrale,
  • à une explication de la technologie des couches minces (fort intéressante, par le jeune docteur Sylvain Nicolay qui nous promet du photovoltaïque concurrentiel pour bientôt et travaille activement au niveau politique pour démystifier le solaire),
  • à une visite des installations sur les toits,
  • puis finalement au déballage du produit de RE moncarrésolaire.

Comme ce blog évite de faire de la publicité pour des raisons que nous avons déjà étayées, je ne vais pas m'étendre sur le projet de la centrale car il a déjà été couvert par des professionnels qui écrivent bien mieux que moi. De plus, j'ai déjà fait indirectement de la publicité pour RE dans mon article consacré à l'électricité verte. Je voudrais donc approfondir deux sujets qui me laissent toujours perplexe :

  1. le discours de RE sur le libre choix du consommateur d'opter pour une électricité verte ou non et leur décision délibérée de ne pas imposer d'électricité verte à tous ;
  2. leur nouveau produit moncarrésolaire.
Tableau comparatif tarifs d'électricité

Tableau comparatif tarifs d'électricité

Romande Energie n'impose pas d'électricité verte

Je reste sceptique sur l'argumentation de RE pour ne pas produire plus d'électricité "propre". En effet, comme je l'ai mentionné dans un courrier à RE, les SIG (Services Industriels de Genève) réussissent à faire 90% d'électricité verte, or les SIG ne sont pas au bout du monde, mais juste au bout du lac ! Et je n'ai pas l'impression que cela gêne beaucoup de Genevois d'être condamnés à consommer de l'électricité verte. Je ne sais combien coûte un kWh genevois par rapport à un kWh vaudois, mais selon cette étude du magazine Bilan, les Morgiens chez RE paient plus cher que les Genevois chez SIG (voir le tableau ci-contre).

Il y a certainement de bonnes raisons derrière cette décharge de responsabilité sur le consommateur chez RE, raisons politiques ou économiques certainement... Quoique pour ce qui est des raisons économiques, RE ne manque pas d'idées pour dévier une partie de ses frais d'investissement sur le client final, à l'instar de moncarrésolaire.

moncarrésolaire

moncarrésolaire est un concept assez génial sur lequel l'assemblée réunie à l'EPFL a longuement discuté pour cause d'incompréhension. Tout d'abord, RE nous présente la chose comme une opportunité à tout un chacun, qu'il soit locataire dans un appartement, Rom sur les routes ou Eskimo dans son igloo, de pouvoir devenir producteur d'énergie solaire en louant le nombre de m2 de panneaux solaires que l'on veut sur les toits de l'EPFL. Une interface ludique vous permet de cliquer sur les carrés représentant les panneaux disposés sur les toits pour réserver vos places tel le spectacteur de Cyrano qui réserverait son siège au théâtre. Les places se louent à l'année pour 6.50 CHF par mois et par m2, et on table sur une production de 150 kWh/an.

Producteur engagé mais sans revenu

Tout ceci semble fabuleux car RE nous assène que ce système nous simplifie la vie, toutes les démarches administratives et la construction ayant déjà été entreprises, il nous suffit de quelques clics pour devenir producteur d'une énergie verte. Où est le hic ? Et bien, c'est dans la confusion de la notion de "producteur" : en effet, pour ramener à un domaine plus concret, moncarrésolaire, ça pourrait s'appeler moncarrébio. RE vous proposerait de louer une surface agricole à l'année, de faire pousser des patates bio, vous remet un certificat comme quoi vous êtes producteur de patates bio, vous met à disposition un site avec une webcam vous montrant les beaux plants de patates bio qui sont en train de pousser, mais le revenu de la vente de ces patates tombera non pas dans votre poche mais dans celle de RE !

Pas d'impact sur la facture d'électricité

Alors bien sûr, vous contribuez à ce qu'il y ait plus de patates bio dans l'ensemble de la production suisse. Il n'empêche que votre facture d'électricité restera totalement identique que vous ayez participé ou non à moncarrésolaire car vos patates bio ont rejoint leurs consoeurs dans la grande purée qu'est le réseau électrique romand, et aucune déduction ne vous est faite sur votre consommation. Dans les avantages pour les participants à moncarrésolaire, il est indiqué que l'énergie produite sera 40% moins chère que les autres offres solaires classiques. C'est fantastique, mais on ne comprend pas très bien qui profitera de cette électricité moins chère.

Une autre solution : sun-power

Personnellement, je pencherai plutôt pour la solution proposée par sun-power : non seulement, il s'agit d'une association à but non lucratif, mais en plus, si les centrales solaires produisent assez, vous obtenez un bonus qui peut amortir votre abonnement, voire vous procurer un bénéfice... Pour parodier Cyrano, je dirais : au moins, à la fin de l'année, je touche !

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Les emballages plastiques pour l’alimentaire

Dans mon futur restaurant durable, je pensais proposer aux clients des emballages :

  1. jetables mais en matériau "écolo" (biodégradable par ex.) ;
  2. réutilisables en consigne (des tupperwares par ex.) ;
  3. apportés par le client ou la cliente (pots, boîtes et tout autre contenant qu'on pourra remplir avec de bons petits plats).

Au niveau écologique, tout comme pour les sacs à commission, j'ai l'intuition que ce sont les 2 dernières options (voire la toute dernière car on utiliserait l'existant et non du neuf) qui ont le meilleur écobilan, mais, à ma connaissance, il n'existe pas d'étude qui pourrait venir m'appuyer.

Madame21 en conseillère tupperware

Logo tupperware

Logo tupperware

Pour réaliser la deuxième option, je me suis lancée dans le périple de devenir "conseillère" tupperware. Je suis d'avis que les produits de cette marque sont de meilleure qualité que leurs plagiats en magasins ; pour une utilisation "industrielle" comme je l'envisage, il me semble donc plus rentable d'investir dans du matériel qui peut durer longtemps, mais ceci est une musique d'avenir...

Pour entrer dans la famille tupperware, il m'a fallu faire 3 réunions et un chiffre d'affaires minimal de 1800 CHF. Bien sûr, j'ai tourné de l'oeil en entendant ce chiffre, et je me suis dit que dans mon cercle de connaissances à tendance si ce n'est décroissante, c'est du moins pragmatique, les gens n'avaient pas tellement besoin de boîtes en plastique même si elles sont dans toutes les couleurs et toutes les formes...

C'était donc un réel défi (que j'ai relevé grâce à un élan de solidarité et d'amitié réelles et non en plastoc) car je n'ai vraiment pas la fibre commerciale et j'ai peu de connaissances sur l'assortiment de cette marque malgré mon utilisation quotidienne de leurs produits. J'étais donc dans mes petits souliers lors d'une de mes ventes, quand une Amie21 me pose la question : est-ce que ces boîtes relarguent des phtalates dans les aliments ?
Moi : des ... patates (ouh, je vais essayer de faire bonne figure dans mon ignorance), euh, bien sûr qu'on peut y mettre des patates...
Amie21 : Non, des phtalates ! c'est dangereux pour la santé !
Moi : Euh (sueurs froides), ben, je sais pas, je vais demander...

Les phtalates

J'ai donc posé la question à Frère21 (chimiste de son état) qui m'a en gros répondu : les phtalates, y en a partout, ils servent à ramollir l'effet dur des polymères.
Sur quoi, je lui ai retorqué en fronçant des sourcils : eh, oh, tu me causes meilleur, toi ! (car vous l'aurez deviné, je suis pas chimiste de formation et que dans mes moments d'émotions, je ne parle pas bien la france).

Logo "OK pour contact alimentaire"

Logo "OK pour contact alimentaire"

Il a complété en disant que le sigle du verre et de la fourchette qui se trouve sur tous mes tupperwares signifie que je peux les mettre en contact avec les denrées alimentaires. Mais pour ce qui est de la migration des phtalates dans nos aliments, il faudrait faire des tests plus poussés en laboratoire en simulant des conditions d'utilisation courante.

Les effets nocifs des phtalates sont encore controversés (comme pour tout produit pratique et lucratif, les impacts négatifs tardent toujours à être prouvés, et peinent encore plus à être reconnus et combattus), mais quand notre Office Fédérale de la Santé Publique nous met en garde contre la stérilité et les différents malformations que votre progéniture peut encourir par l'absorption de ces produits chimiques, y a de quoi se méfier sérieusement.

Les emballages alimentaires, ça nuit à notre santé

Frère21 m'indique à ce sujet un reportage d'ARTE hyper intéressant (mais pas toujours disponible, si c'est le cas, revenez plus tard...) sur le danger des emballages plastiques sur notre santé :

Le plastique, c'est fantastique

Il ne faut pas abuser des bonnes choses, et c'est apparemment le cas du plastique des emballages alimentaires. Chez la Famille21, on essaie de faire au mieux en :

  • faisant nos courses chez les professionnels du métier (en achetant le fromage chez le fromager, la viande chez le boucher, les légumes directement chez le paysan etc.) ;
  • en allant au marché ;
  • en réservant un minimum d'aliments à se procurer au supermarché (dans certains grands supermarchés, vous pouvez trouver un stand de boucherie, poissonnerie, ou fromagerie pour la vente à la coupe) ;
  • en cuisinant à partir de matières premières achetés selon les points précédents et en fuyant au maximum les plats préparés (mais faut pas nous prendre pour des saints non plus, avec PetitBébé21 qui a 1 mois et Gamin21 qui a 2 ans, c'est drôlement pratique d'avoir de temps en temps des menus qu'il suffit de réchauffer) ;
  • en évitant les produits en plastique pour les enfants (vu qu'ils mettent tout à la bouche un jour ou l'autre).
Emballages de mon frigo

Quelques emballages de mon frigo : PS=Polystyrène, PP=Polypropylène, et PET (comme les bouteilles PET)

Nous avons la chance de vivre en périphérie et d'avoir à proximité de chez nous un lieu de vente directe du producteur (fruits et légumes bio ou bio-mais-pas-certifiés). Pour les citadins purs et durs, il existe de plus en plus de possibilités d'abonnement aux paniers de légumes produits par des agriculteurs de la région : ça s'appelle l'agriculture contractuelle, et de plus en plus de projets existent en Romandie.

Se fournir directement chez un artisan, c'est court-cicuiter la chaîne de distribution standard : nous avons la satisfaction soit de payer moins cher, soit de payer autant mais la marge va directement dans la poche du professionnel qui vous sert.

Si on ne peut éviter d'avoir des emballages en plastique, il faut privilégier le PP (polypropylène) muni du sigle de recyclage no 5 qui a l'air d'être le moins nocif de tous, voire le PS (polystyrène). Dans tous les cas, il vaut mieux éviter de chauffer votre nourriture dans les emballages provenant du commerce. Vous pouvez jeter un oeil à la liste des 7 catégories de plastiques sur Ekopedia pour avoir les détails.

Pour en savoir plus

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Meuble en carton

Pour meubler mon futur restaurant durable, j'avais plusieurs idées en tête : des meubles de seconde main, des meubles à base de matières naturelles, ou carrément pas de meuble. Et puis, j'ai entendu parler des meubles en carton. Ecolo, léger et robuste, cela me semblait la solution idéale, jusqu'à ce que je me rende compte que cela me coûterait une fortune d'avoir une table et quelques assises (chaises ou canapés) en carton. En effet, si les matières premières ne coûtent pas grand chose (voire sont gratuites comme le carton qu'on récupère autour des commerces qui en jettent à tours de bras - magasins de radio/TV par ex.), la réalisation d'un meuble prend un temps considérable qui lui donne une valeur non négligeable.

Par un concours de circonstances, le meuble en carton se fait insistant dans mon environnement d'information : par Biosphère qui en parle brièvement, et par une présentation dans le guide du shopping éthique de NiceFuture.com. Plutôt que d'en acheter des tout faits, je me suis dit que je pourrais très bien en fabriquer moi-même en prenant des cours et ainsi ajouter un savoir-faire sympathique à mes petites mains en construisant des meubles aux courbes originales. Avec le recul, c'est surtout à mon dos que j'ai ajouté des courbatures originales, car aussi innocente que cette activité semble paraître, elle est sacrément physique pour toutes celles et ceux qui ont plutôt l'habitude que de mouvoir leurs dix doigts sur un clavier sans bouger d'une oreille une journée syndicale durant.

1. Croquis

1. Croquis

Je me suis donc inscrite au cours proposé par les Cousines Vert-mine à Lausanne. Et quitte à faire un meuble autant qu'il soit immédiatement utile dans un salon bébé-friendly, j'ai opté pour la formule perso où mon cerveau déviant a imaginé une table basse presque impossible à réaliser car sans coin aigu qui pourrait se montrer menaçant à tout crâne infantile encore mou.

(Petite parenthèse... Oui, j'avoue que j'ai construit un mini-toboggan totalement bancal à base de coussins et de tapis à moins de 30 cm d'une table basse en bois et métal pour que Bébé21 puisse faire quelques descentes par un temps de vache-qui-pisse. Il a bien rigolé les 3 premières descentes. J'ai beaucoup moins rigolé quand il s'est cogné le front de tout son élan sur le coin de la table basse car un coussin a déguillé. Mère indigne qui s'en est encore voulu pendant plusieurs jours en contemplant la bosse bleutée ornant le front du pauvre enfant... Fin de la petite parenthèse.)

La réalisation se déroule en plusieurs étapes bien distinctes, et pour ma table basse, il m'a fallu environ 4 jours de travail avec environ 8h de travail par jour. En comptant 20.-/heure de travail, cette table revient donc à un peu plus de 700.- matériel compris.

J'avais naïvement imaginé pouvoir me lancer dans la fabrication à la chaîne de meubles en carton. Force m'est de constater que c'est une activité qui requiert de la place (idéalement un atelier de bricolage qui ne craint ni le bruit de la scie sauteuse, ni la poussière dégagée lors des découpages et limages du carton), et du temps.

J'avais naïvement (oui, bis) pensé rédiger une marche à suivre pour la fabrication de meubles en carton, mais c'était avant de prendre le cours et de constater qu'il vaut mieux faire une formation pour se rendre compte du matériel, des notions et de l'investissement à consacrer à cette activité. En lieu et place, voici juste les grandes étapes en images.

2. Découpe et encoches pour les pieds

2. Découpe et encoches pour les pieds

3. Mise en place des traverses

3. Mise en place des mini-traverses (bandes de carton pour soutenir le poids des objets)

4. Collage des plaques supérieures sur les mini-traverses

4. Collage des plaques supérieures sur les mini-traverses

5. Découpe des pieds de la table

5. Découpe des pieds de la table

6. Emboîtement des pieds dans les encoches

6. Emboîtement des pieds dans les encoches

7. Ajustement des pieds (largeur et horizontalité)

7. Ajustement des pieds (largeur et horizontalité)

8. Collage du pourtour

8. Collage du pourtour

9. Limage et finition de la structure

9. Limage et finition de la structure

10. Collage du papier peint

10. Collage du papier peint

11. Après vitrification : TADAAAA, direct au salon !

11. Après vitrification : TADAAAA, direct au salon !

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Accouchement en maison de naissance Aquila

A l'approche de la naissance de Gamin21 (mon aîné donc), j'ai eu un dernier sursaut d'infomanie sur l'environnement d'accouchement : à l'hôpital régional ? au CHUV à Lausanne ? en maison de naissance ? ou carrément à la maison ?

Photo de la maison de naissance Aquila

Photo de la maison de naissance Aquila

Je trouvais le CHUV trop "industriel" et gris, je voulais de toute manière éviter les hôpitaux car les aiguilles, appareils et structures médicales me font tourner de l'oeil. A la maison, c'était aussi exclu car là, c'était Monsieur21 qui tournerait de l'oeil. Restait la maison de naissance, un bon compromis entre le hard-core du chez soi en pleine jungle résidentielle de la périphérie lausannoise et le tout conventionnel "zéro risque" du CHUV. Malheureusement, en m'annonçant trop tard (au 8e mois), j'apprends que les sages-femmes des maisons de naissance préfèrent pouvoir suivre la future maman tout au long de la grossesse avant de l'accompagner pendant le moment délicat de l'accouchement.

M'étant jurée de m'y prendre à l'avance la prochaine fois, j'ai contacté les sages-femmes de la maison de naissance Aquila dès les premiers mois de grossesse pour PetitBébé21 et j'ai pu être accompagnée par l'une d'entre elle pendant la grossesse et lors de l'accouchement. Comme j'ai subi une césarienne pour Gamin21, c'était l'option la moins risquée car Aquila se trouve dans le bâtiment même de l'hôpital d'Aigle. En cas de complication, hop, on me transfère à l'étage en maternité, ou au pire des cas, on me pousse dans la pièce du bloc opératoire deux portes plus loin (si, si, c'est vraiment deux portes plus loin).

Quand j'ai visité pour la première fois Aquila, j'ai été un peu déçue car je m'imaginais une vraie maison un peu à part dans le bâtiment. En fait, il s'agit d'une grande chambre d'hôpital aménagée et décorée de manière plus accueillante, mais ressemblant malgré tout aux salles d'accouchement de l'hôpital de Morges car tout n'a pas pu être camouflé (comme par ex. les plateaux de branchement pour les prises des appareils médicaux qui se trouvent au niveau des yeux).

Préparation

Les cours prénataux se font à la carte, nous n'en avons pris que deux comme piqûres de rappel de ce qui nous attendait, ceux-ci comprenant explications, relaxation et exercices de musculation et de détente pour la maman.

Pour mettre toutes les chances de mon côté, je relis la documentation sur l'AVAC (accouchement vaginal après césarienne), me délecte des pourcentages optimistes de réussite (70% selon certaines sources), rebute les conseils de mon gynéco - zélateur de la césarienne programmée pour mon cas, et me lance dans une préparation déterminée.
J'ai finalement accouché à Aquila sans complication et presque sans égratignure. J'espère que mon témoignage encouragera d'autres futures mamans à croire à leur AVAC également. Ma recette perso pour un AVAC réussi est la suivante :
  • être persuadée que la nature est bien faite et que le corps d'une femme est capable de faire un accouchement sans intervention médicale (en gros avoir confiance en soi, en ses capacités)
  • être accompagnée par une sage-femme compétente et expérimentée
  • avoir un compagnon qui vous soutient à 100% même s'il flippe à 200% de faire une heure d'autoroute en plein travaux aux heures de pointe pendant que vous chronométrez l'espacement des contractions tout en essayant de ne pas inonder le siège passager de liquide amniotique
  • avaler scrupuleusement les 3 tasses quotidiennes de tisanes (alchemille, ortie, framboisier, millefeuille et je sais plus lequel encore)
  • prendre religieusement ses granules d'homéopathie
  • faire rigoureusement ses exercices de préparation à l'accouchement (le chat, l'epi-no, le massage du périnée etc.)
  • écouter son CD d'hypnonatal 2-3 fois par semaine
  • consulter une sage-femme ostéopathe (3 séances) afin d'assouplir toute la zone du bassin, du périnée et du vagin sexuel

Résultat

Je ne dis pas que ma préparation est la recette miracle qui fonctionnera pour toute future maman. Tout le monde me dit que PetitBébé21 est venu plutôt rapidement, mais mon ressenti - forcément subjectif - me murmure plutôt que c'était quand même long comme accouchement ; c'était certainement le rythme nécessaire pour éviter tout dommage collatéral (à comprendre vaginal et périnéal) :

  1. Perte des eaux à 14h
  2. Contraction toutes les 5 minutes dès que je m'installe dans la voiture pour aller chez ma sage-femme vers 16h30
  3. Première auscultation chez la sage-femme à 17h, dilatation à 3cm : c'est donc parti pour accueillir le petit dernier de la Famille21 !
  4. Départ en direction d'Aquila avec un stop sandwich-coca au milieu du chemin pour Monsieur21 car il est déjà tout blanc
  5. Environ 5 heures après les premières contractions, je reçois dans l'eau PetitBébé21 tout hébété et tout calme

Je passe sur les détails de l'accouchement même car je me souviens juste d'avoir eu un atroce mal de dos tout le long, et de m'être dit qu'heureusement que les fenêtres sont composées de double-vitrages en pexiglas pare-balle car j'ai fait quelques gammes dans les aigüs (en sifflotant sur un air de Dalida), et j'ai l'impression que ma voix est encore rauque plusieurs semaines après...

Prix et infos complémentaires

  • Location d'Aquila : 450.- (non remboursé par la caisse maladie)
  • Cours prénatal : 90.- par cours de 2-3 heures (100.- remboursés en tout)
  • Contrôles prénatals et accompagnement des sages-femmes pendant l'accouchement (entièrement remboursé sans franchise)
  • La formidable sage-femme qui m'a accompagnée jusqu'à la naissance de PetitBébé21 : Marie-Frédérique Sechaud, Rue des Glaciers 11, 1004 Lausanne, 076 457 41 96
  • La sage-femme (très bien aussi!) qui l'a assistée pendant l'accouchement : Barblina LEY, Ch. de la Bergerie 41, 1806 St.-Légier, 079 703 12 59
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Portage en écharpe de bébé

Nous voilà devant le fait accompli : Bébé21 a bien grandi, c'est devenu un petit gars tout fringant, et son petit frère a débarqué sur la planète il y a peu, bouleversant le train de vie de la Famille21 qui n'avait déjà rien de régulier. Nous sommes donc acculés à trouver les termes appropriés pour tout ce beau monde. Après d'interminables tergiversations, Monsieur21 et moi-même sommes arrivés au consensus suivant : Bébé21 a maintenant 2 ans et se nommera dorénavant Gamin21, et son petit frère qui est encore mouillé derrière les oreilles s'identifiera sous la dénomination de PetitBébé21.

PetitBébé21 en portage croisé simple

PetitBébé21 en portage croisé simple

Pour inaugurer le premier article avec PetitBébé21, je vais aborder un sujet que j'aurais pu déjà écrire à l'époque de Bébé21 et qui est résolument bobo-bio : le portage en écharpe des bébés.

Pendant ce temps euphorique de l'attente du premier chérubin, j'ai parcouru une littérature abondante sur le portage : les différents types d'écharpe, les innombrables noeuds possibles, les divers tissages des tissus, les variantes plus sophistiquées genre sling, les bienfaits avérés ou prétendus du portage etc.

Dans ce domaine, les choses évoluent vite apparemment. Je constate que de nouveaux produits sont arrivés sur le marché, mais finalement nous avons porté Gamin21 jusqu'à sa première année (il avait donc alors autour des 10 kilos) avec une unique écharpe en tissu, alors non, non, non, je ne vais pas me laisser tenter (pas facile facile d'être décroissante tous les jours).

Les cours et les noeuds

Tout d'abord, nous avions pris un cours de portage donné à Crassier. Il existe maintenant des cours meilleurs marchés sur Lausanne, mais nous ne les avons pas testés. Une fois aguerris par la pratique des noeuds enseignés, j'ai simplement visionné des vidéos de démonstration de nouveaux noeuds sur internet et je m'y suis lancée.

Le croisé simple toujours mais sous un autre angle

Le croisé simple toujours mais sous un autre angle

Nous avons appris le noeud Croisé simple qui nous a permis de porter Gamin21 de ses premiers jours de vie jusqu'à ses 4-5 mois. J'ai fait une balade avec PetitBébé21 aujourd'hui et il apprécie également ce noeud, mais comme il était bien plus curieux que son grand frère, je le portais en Hamac (ou berceau) les jours précédents.

Puis, lorsque Gamin21 est devenu trop lourd pour moi (vers 5-6 mois), j'ai investigué sur les noeuds qui permettaient de porter bébé sur le dos et j'ai découvert cette vidéo d'un noeud "sac à dos" que j'ai dû visionner une bonne dizaine de fois (surtout pour m'imprégner du "il ne faut pas avoir peur") avant de tenter le coup en m'assurant que Monsieur21 était à portée de bras pour rattraper tout corps infantile qui pourrait tomber de mes manipulations... Comme j'ai commencé avant que Gamin21 ne sache encore s'asseoir, j'ai finalement inventé une version à moi où je posais le bébé couché sur le dos au milieu de l'écharpe sur un lit, et assise en crapaud dos contre ses genoux, je le "treuillais" en tirant sur les deux pans de l'écharpe jusqu'à ce qu'il se retrouve sur mon dos.

Que ce soit devant ou derrière, après avoir mis le bébé dans l'écharpe, il est nécessaire de resserrer le noeud pour qu'il soit bien attaché et que lors de la marche, il soit solidaire à nos mouvements.

Les écharpes

De toutes mes lectures, je suis arrivée à la conclusion que je préférais investir dans une écharpe de qualité et que les trois premières marques citées dans cet article sur les écharpes s'arrogeaient les meilleures critiques. Le hic : le prix exhorbitant d'une écharpe neuve (dès 150 CHF, et le prix dépend de la longueur).

PetiteCousine21 en sac à dos sur sa maman

PetiteCousine21 en sac à dos sur sa maman

Heureusement pour moi, je baragouine un peu la langue des adorateurs de bratwurst (j'ai donc su que "tragetuch" voulait dire écharpe de portage) ; et les sites de petites annonces et de ventes aux enchères étant mes amis, j'ai dégoté des écharpes Lana pour un prix tout à fait abordables sur ricardo.ch (autour de 40.- pour une 4m et 80.- pour une de 5.8m que j'ai revendue car on arrivait à tout faire avec la petite écharpe).

Premier constat : on trouve des écharpes de qualité en occasion, il n'est donc pas nécessaire de vider ses fonds de tiroir pour se payer une écharpe de portage.

Deuxième constat : pour le prix d'une occasion, mieux vaut viser une écharpe de marque pour éviter de se retrouver avec une écharpe cousue par une inconnue et qui peut s'avérer trop ou pas assez élastique ou dans un tissu inapproprié.

Troisième constat : il n'est pas nécessaire de prendre une longue écharpe. Une écharpe de 4m convient à Monsieur21 même s'il fait 1m84 et pour le Croisé simple (mais avec le noeud de fixation dans le dos) et le Sac à dos.

Les avantages

PetiteCousine21 toujours en sac à dos vue de dos

PetiteCousine21 toujours en sac à dos vue de dos

Je ne pourrais pas témoigner sur les bienfaits thérapeutiques (le bébé est dans une position "saine" pour lui, qui respecte sa morphologie, etc.) ou psychologiques (épanouissement des parents, renforcement du lien parent-enfant) des écharpes. Les associations promouvant le portage en écharpe s'épanchant déjà bien assez sur tous ces points positifs, je vais donc plutôt exposer les avantages pratiques que j'y vois.

  • Le contact : porter avec une écharpe permet d'avoir le bébé tout contre soi, c'est super agréable.
  • Le poids et la taille : une écharpe ne pèse que quelques centaines de grammes et ne prend pas beaucoup de place dans la valise, contrairement à une poussette.
  • Les mains libres : porter bébé permet d'avoir encore ses deux mains de libre pour faire autre chose.
  • L'indépendance : prendre les transports publics en portant bébé est bien plus pratique qu'avec une poussette, et on n'a besoin de personne pour monter et descendre du véhicule.

Les inconvénients

  • Le poids (du bébé) : une fois que le bébé a atteint 7-8 kilos, il pèse sur les épaules et les longues balades ne sont donc plus très agréables à la fin. Et non, je ne me suis pas musclée assez malgré un portage fréquent.
  • L'épaisseur : les écharpes Lana sont assez épaisses, elles tiennent vraiment chaud en été. Il vaut donc mieux éviter les couleurs sombres.
  • Le temps et l'espace pour nouer : avec l'expérience, cela prend de moins en moins de temps pour mettre le bébé dans l'écharpe, mais au début, il faut prévoir facilement quelques minutes pour être sûr d'avoir bien noué le petiot et que tout le monde soit à l'aise. De plus, pour les trajets en train par ex. il vaut mieux "libérer" le bébé puis le remettre pour descendre du wagon, mais allez faire un noeud dans un train bondé aux heures de pointe...
  • L'hygiène : il faut trouver des astuces pour nouer le bébé sans laisser traîner les pans de l'écharpe par terre quand on ne se trouve pas chez soi (dans un parc, dans un train, dans un parking à la sortie de la voiture etc.), ce n'est pas toujours évident.
  • Le poids des affaires de bébé : contrairement à la poussette qui trimbale sans rochonner les nombreux sacs et paquets accompagnant toute jeune maman super prévenante qui se respecte, la maman porteuse devra se restreindre au minimum pour éviter de se transformer en sherpa.
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