Bienvenue !

Un peu écolo, un peu écono, résolument bio, la Famille21 vous partage ses astuces, ses adresses et ses retours d’expérience dans sa quête d’un quotidien aussi sain et confortable que possible. Vivre bien sans s’intoxiquer ni devenir fanatique du écologiquement correct, voilà notre challenge.

Madame21, Monsieur21 et Bébé21 vous souhaitent la bienvenue sur le blog de la Famille21.

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L’estime de soi

Couverture de l'Estime de soiAvec mon emploi du temps un tout petit peu chargé (compagne, maman, salariée, blogueuse, bénévole dans différentes organisations, et future entrepreneure), je me résous à lire de petits livres, et les éditions Jouvence produisent justement des guides pratiques de la bonne taille, je trouve. Le dernier que j’ai emprunté à la bibliothèque a été écrit par Rosette Poletti (une star – en tout cas du côté de ma belle-famille – car je crois qu’elle tient une rubrique « psycho » dans le journal Le Matin) et Barbara Dobbs : l’Estime de soi.

C’est un bon concentré des messages que j’ai déjà pu récolter aux cours de différentes lectures sur la communication non violente, le développement de la confiance en soi, la recherche d’être vrai etc. J’y découvre en plus des conseils sur la façon d’élever un enfant pour qu’il ait une bonne estime de lui-même. Ce livre me conforte également sur la conviction qu’une bonne estime de soi est la base d’une personnalité épanouie, en phase avec son environnement (relationnel, environnemental, professionnel etc.).

Extraits choisis

Plus une personne s’estime elle-même, plus elle peut utiliser sa créativité dans son travail, plus elle instaure des relations interpersonnelles positives, plus elle traite les autres avec respect, et moins elle se sent menacée par eux. [...]

Une personne qui a une bonne estime d’elle-même n’est pas arrogante, elle n’est pas orgueilleuse non plus. Elle n’a pas besoin de se surestimer ou de sous-estimer les autres, elle est profondément consciente de sa propre valeur et de celle de chaque être humain, elle n’a pas besoin de se mettre en avant en écrasant les autres ou en leur portant ombrage.
Une personne qui a une bonne estime d’elle-même ne se surévalue pas non plus. Elle est consciente de ses limites, lucide concernant ses capacités, elle accepte les critiques qui peuvent lui être utiles. [...]

Face aux difficultés de la vie, aux pertes, aux changements, la personne qui a une bonne estime d’elle-même prend la responsabilité de ce qu’elle ressent. Elle ne dit pas : « Il m’a mise en colère ! », « Elle a brisé ma vie ! », mais plutôt : « Je me suis mis en colère à cause de ce qu’il a fait ! », « Je choisis de laisser cette personne briser ma vie ! », « J’éprouve de la tristesse quand je pense à lui ! ».

Situations types

Vous avez un boss ou un collègue qui dit du mal de vous dans votre dos ou qui vous fait des crasses ? Crac : mauvaise estime de lui-même !

Vous avez une tante ou une amie qui n’arrête pas de se plaindre à force de se comparer avec ses pairs qui – pour le même travail – ont un bien meilleur salaire, qui – pour la même ancienneté – ont bien plus d’avantages sociaux comme un temps partiel accordé sans discussion ? Crac : mauvaise estime d’elle-même !

Vous avez une connaissance qui vous demande à une réunion associative en sortant une cigarette de son paquet si la fumée vous dérange et vous répondez « Non non pas de problème » alors que vous êtes enceinte jusqu’aux dents, que vous détestez l’odeur de la cigarette, et que vous avez les yeux rougis par la fumée stagnante du local de réunion ? Crac : mauvaise estime d’elle-même (de la nana enceinte, pas de celle qui a demandé la permission de fumer) !
Note : cet exemple est PUREMENT fictif… toute ressemblance avec des personnes existantes – et en particulier avec Madame21 – est purement fortuite (hum…).

Une chansonnette pour augmenter son estime de soi

Avec un titre pareil, on s’attend à ce que ce petit guide pratique de l’estime de soi nous invite à nous sourire chaque matin dans le miroir, puis à lever les deux pouces en clignant d’un oeil, et finalement à déclamer avec un claquement de langue : t’es le meilleur ! Effectivement, quelques conseils pratiques pourraient être caricaturés par cette scène.
Mais ce qui m’a fait sourire et la raison de cet article, c’est que les auteures ont mis en avant une chanson tout à fait… mémorable et que finalement je pense être très utile, si ce n’est pour augmenter l’estime de soi, du moins pour vous faire sourire voire rire (si vous osez la chantonner à haute voix, quoique même à demi-voix, ça devrait suffire).

Attention / Warning / Achtung : la mélodie reste dans la tête après ! Lisez la suite à vos risques et périls. L’auteure de cet article décline toute responsabilité en cas de trouble obsessionnel compulsif due à une lecture imprudente.

Voici donc le premier couplet d’une chanson de Jai Michael Josefs (1979), tiré de l’Estime de soi (pp 78-79) : à chanter sur l’air de « When the saints go marching in » . Si vous ne vous souvenez plus de cette mélodie, vous pouvez écouter cette interprétation de Louis Armstrong.

Je m’aime moi-même
tel que je suis
Il n’y a rien, rien à changer
je serai toujours le moi parfait
Il n’y a rien, rien à changer
Je suis magnifique
Je suis capable
d’être le meilleur moi possible
et je m’aime moi-même tel que je suis
Je m’aime moi-même tel que je suis

Je veux bien me manger le coude si vous n’avez pas souri…

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Le langage des signes avec Bébé21

Couverture du DVD Signe avec moiJe suis restée scotchée sur une émission télé lorsque j’étais encore ado : il s’agissait d’un reportage sur des parents qui enseignaient le langage des signes à leurs bébés avant que ceux-ci ne soient en âge d’utiliser la parole. Cela avait l’air tellement efficace et fun que je me suis jurée de l’appliquer lorsque j’aurai moi-même des enfants (avoir des gosses à l’époque était pour moi quelque chose de complètement lunaire, alors je ne m’engageais pas trop…).

Chose dite, chose faite et je vous détaille, vidéo à l’appui, l’expérience de la Famille21 avec cette technique. (L’autre chose que je me suis promise c’est de regarder tous les « Il était une fois… » avec mes minis-moi. J’ai d’ailleurs acheté toute la collection il y a quelques années, et certains sont encore sous plastique… mais ne vous inquiétez pas, je vous épargnerai un article à ce sujet).

Signe avec moi, la langue des signes adaptée aux bébés

Comme conseillé par les animatrices des cours Signe avec moi, il ne faut pas commencer trop tôt pour éviter le découragement, et le mieux est d’attendre les premières imitations naturelles du bébé. J’ai donc commencé à signer avec Bébé21 autour de 7-8 mois quand j’ai remarqué qu’il imitait certains gestes quotidiens de Monsieur21 ou de moi-même.

La méthode Signe avec moi à la sauce Famille21 consiste à faire le signe correspondant au mot en même temps qu’on le prononce et systématiquement chaque fois qu’on le prononce. Bien sûr, j’ai démarré avec les notions de base comme « maman », « papa », « pipi », « caca », « manger », « boire », « dodo », « merci ». Les semaines passent… rien.

Vers 13 mois, j’introduis « le pain » , un aliment dont Bébé21 rafole, et là c’est bingo : en moins de 2 semaines, il fait le geste correctement de manière approximative, mais bien reconnaissable même par ses grands-parents.

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Y a pas de son, c’est normal. Et le signe original, c’est la main gauche à plat horizontale, et la main droite verticale vient comme un couteau couper le pain imaginaire posé sur la main gauche.

Et tout s’accélère ensuite : par ex. le signe « boire » est acquis en moins d’une semaine. Puis, un phénomène étrange survient : Bébé21 invente ses propres signes comme « aide-moi à ouvrir/prendre » (= main gauche ouverte verticale, et index de la main droite pointant 2 fois vers la paume de la main gauche) ou « danser/musique » (= les 2 bras à l’horizontale oscillant de gauche à droite plusieurs fois comme s’il voulait faire les coudes dans une foule).

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Y a pas de son, c’est toujours normal. Et le signe original, c’est la main droite comme si on voulait faire de l’auto-stop, en gardant cette position vous amenez le pouce vers la bouche et vous mimez une gorgée de bière bien fraîche.

J’ai suivi une voie assez minimaliste en me procurant juste le DVD Signe avec moi à la boutique Mère et Terre, et en piquant des mots par-ci par-là dans le dictionnaire du DVD. J’ai hésité à prendre les cours de cette méthode donnés en Romandie, mais les horaires m’ont découragée car rien n’était proposé le soir ou le week-end (à croire qu’ils n’étaient destinés qu’aux parents au foyer…). L’avantage des cours est d’apprendre des chansons et des comptines avec les signes associés, et il me semblait plus facile de mémoriser une suite logique de mots que la liste sporadique et aléatoire que je nous composais.

Alors bilan ?

Aujourd’hui à 18 mois, Bébé21 a un vocabulaire bilingue (langue maternelle de Monsieur21 + langue maternelle de Madame21) assez étoffé : le pain, poisson, ballon, oiseau, bateau, voiture, médicament, boire, l’eau, chien, vache, couper, le casque, caca, la pluie, la neige, avion, les pâtes, dodo, doudouuuu… Et depuis plusieurs mois, j’ai la paresse de lui apprendre de nouveaux signes maintenant que son langage verbal se développe, mais il continue à signer les mots connus alors que je ne le fais plus, tout en prononçant correctement les notions associées.

Certains signes n’ont jamais été acquis et j’ai abandonné (« téter », « papa » ou « maman ») car Bébé21 a appris a les dire entre temps. J’ai par contre persisté avec « merci » et Bébé21 le fait maintenant depuis 2-3 semaines – plus de 8 mois après la première fois qu’il a vu ce signe ! – mais uniquement sur demande (genre : quand on lui donne un bout de pain, et qu’on le tance « On dit quoi ? hmm ? »). Mais j’imagine que la notion de politesse est difficile à comprendre pour un bébé, signe ou pas signe.

Au final, je pense que la langue des signes est plus rapidement reproduite par Bébé21 que les langues respectives de ses géniteurs. De lui avoir appris ces signes n’a en rien retardé son langage verbal qu’il a démarré autour de 14-15 mois, bien au contraire. Je pense qu’actuellement c’est un complément bien utile car il ne maîtrise de loin pas encore la parole. Certaines notions sont uniquement signées et n’ont pas encore été prononcées (« merci », « musique », « manger »). D’autres sont uniquement dites (« papa », « maman ») et n’ont jamais été signées.

Pour en savoir plus

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Ampoules à basse consommation : bien ou pas bien ?

Ampoule économique après 10 secondes d'allumage

Ampoule économique chez la Famille21 après 10 secondes d'allumage

Quand j’ai lu l’article (2009) de Bon à Savoir sur les ampoules économiques, je me suis précipitée dans un magasin pour me procurer le gagnant du comparatif établi. Je voulais en mettre partout, à la fois pour limiter le gaspillage (95% de l’énergie part en chaleur dans les ampoules à incandescence, 5% en lumière), et pour faire des économies.

Première réaction de Monsieur21 quand j’ai changé l’ampoule dans le bureau : moue perplexe, yeux plissés, puis levés au ciel – ou plutôt vers la nouvelle ampoule, et sentence péremptoire « c’est beaucoup trop sombre, ça va pas pour le bureau ». Mille pensées à la seconde traversent mon esprit, Economique, Tendance, Ecologique, Test, Meilleur choix, etc. J’ai un nuage de tags dans ma tête, des arguments prêts à fuser, puis je me suis rappelée la maxime « tourne 7 fois la langue dans ta bouche avant qu’elle ne roule et n’amasse pas mousse car une fontaine où je ne boirai pas l’eau en vaut bien deux ». Ou quelque chose d’approchant. Cette sagesse populaire a produit le meilleur effet, vu que j’ai eu le temps de me raviser, de garder la tête froide, et d’objectivement constater ce qui ne jouait pas.

Et voici mon bilan

Désavantages d’une ampoule économique

  • Ca met des plombes à atteindre sa luminosité maximale, non mais vraiment hein : on ne peut pas juste allumer pour vite chercher une broutille puis repartir.
  • L’équivalence en Watts, genre « équivalent à 60W », c’est apparemment PAS une garantie qui nous assure que ça sera aussi lumineux qu’une ampoule à incandescence à 60W.
  • La luminosité, c’est des lumens, et c’est PAS indiqué sur les emballages.
  • C’est pas donné donné au niveau prix, surtout si on veut rééquiper tout son appartement.
  • Y a une polémique à propos des ondes électro-magnétiques qui seraient nocives pour la santé (la nôtre de santé, pas celle du cactus).

Avantages

  • Ca utilise de manière plus efficace l’énergie et ça consomme 80% en moins qu’une ampoule classique (j’aime pas le gaspillage, c’est quelque chose de viscéral, j’y peux rien).
  • Ca dure plus longtemps qu’une ampoule classique et on peut les rapporter au point de vente si ça tient pas ses promesses de durée de vie.
  • Ca fait faire des économies à long terme.

Comment choisir son ampoule ?

Des nouveaux modèles sortent constamment et on a maintenant des formes, des puissances et des « couleurs » diverses. L’émission d’A Bon Entendeur sur les ampoules (2007) donne quelques conseils d’achats, et surtout, elle nous expose le calcul des économies financières pour un couple avec 2 enfants (je dis pas qu’on fait exprès d’avoir un second gamin pour se fondre dans le moule de la famille standard, mais c’est tout de même drôlement pratique) : en gros 600.- d’économies sur 4 ans. C’est pas énorme, mais c’est pas rien non plus.

Les ondes électro-magnétiques : qu’en est-il vraiment ?

Comme pour les couches lavables, où je découvre les aspects non écologiques après avoir investi pas mal d’argent (c’est pas si économique que les mamans-boutiques-écolos le prétendent selon la méthode d’entretien des couches, et c’est une catastrophe écologique pour ce qui est de la fabrication : j’ai d’ailleurs exposé mon coup de gueule à ce propos sur un autre blog), les ampoules économiques ont aussi leur côté sombre, et il s’agit de la nocivité des ondes qu’ils émettent lors de leur utilisation : Annie Lobé, journaliste scientifique de son état, nous met en garde par un article et une vidéo de démonstration.

Les associations de consommateurs et les autres études se montrent plus rassurants, mais préfèrent rester prudents en nous recommandant de ne pas installer une ampoule économique trop près de notre tête (genre plus loin qu’un mètre – au plafond par ex., ça devrait le faire).

Etiquette énergie

Etiquette énergie

Les conseils de Madame21 (une totale nulle en électricité soit dit en passant)

  • Quand une de vos ampoules actuelles rend l’âme, allez acheter une ampoule avec une classe énergie A (c’est noté sur l’étiquette énergie sur l’emballage de l’ampoule).
  • Si vous voulez être sûr que l’ampoule soit autant voire plus lumineuse que celle que vous remplacez, prenez un peu de marge sur l’équivalence en Watts notée sur l’emballage.
  • Suivez les conseils de la FRC (article pour les membres uniquement) pour le choix de l’emplacement des ampoules : classe A ou B au plafond, classe B à D comme lampe de bureau, de chevet ou de table.

Chez nous, c’est comme ça, on a des lampes classe A dans les chambres à coucher, et une classe C dans le bureau.

Pour les récalcitrants, de toute façon, dès 2012, vous ne trouverez plus d’ampoule à filament dans le commerce. Et ça sera pas la fin du monde, même si on nous le répète à coup de film et de rumeurs…

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Electricité verte

Courant 2009, la presse nous avait annoncé une augmentation du prix de l’électricité pour 2010, puis elle nous dit que ces gentils fournisseurs d’électricité se sont ravisés et ne nous réservent qu’en moyenne 1% d’augmentation. Après une augmentation de ~7.6% entre 2008 et 2009, les premières annonces avaient de quoi nous inquiéter, surtout si, comme moi, vous n’avez aucune idée du prix que vous payez pour 1 année d’électricité, ni combien de kWh vous consommez annuellement.

Consommation annuelle d’électricité

Sans pudeur, Madame21 vous dévoile qu’en bons Suisses standards mais pas trop, nous sommes bien dans la moyenne, mais juste en dessous (ouf, notre auréole verte est sauve) avec 3800 kWh de consommation annuelle pour un 4.5 pièces et bientôt 2 mouflets et donc ~1000 CHF à payer à notre fournisseur Romande Énergie (RE).

8 ça suffit

Les protagonistes de "8 ça suffit"

Grâce au site comparatif de la Commission fédérale de l’électricité, vous pouvez connaître le prix de l’électricité de votre commune (si vous répugnez à replonger dans vos documents pour retrouver cette information), et voir les différents profils de consommation de ménages types. Et c’est en jouant avec le calculateur que j’apprends, Oh stupeur, que vous payez plus cher l’électricité si vous habitez un 2 pièces avec Médor qu’une maison individuelle de 5 pièces avec tous les descendants de « 8 ça suffit » . J’y vois une politique nataliste non avouée (faites beaucoup d’enfants et achetez des maisons !), mais je devrais certainement enlever mes lunettes de positivite aigüe et rechercher une raison toute lucrative à cet état de fait.

Vivonatur : payer plus pour encourager les énergies renouvelables

Les Suisses sont un peu masos : la plupart du temps lorsqu’on nous demande par votation si on veut « payer moins cher l’essence » , « travailler moins » , « avoir le dimanche de congé (dans les gares, aéroports) » etc., on dit non-non-non, on veut travailler plus et payer plus cher pour exactement la même chose ou presque.

Comme on est des bons Suisses chez la Famille21, depuis 2006, on est inscrit à vivonatur où pour 170.- de plus (sur 1000.- annuels), on obtient exactement la même électricité à la sortie de la prise, car un électron « vert » ne se distingue pas beaucoup (voire pas du tout, z’ont exactement la même gueule) de son cousin « nucléaire ». D’où moult questions et doutes de la part de Monsieur21 quant à cette offre de RE pour les consommateurs voulant soutenir l’électricité produite de manière écologique.

Confiante comme je suis, je n’ai pas remis en question les engagements de RE pour vivonatur. Jusqu’au jour où je découvre le détail de ma facture 2009 et où, oh horreur, je constate que non seulement une part non négligeable de l’électricité provient d’ « agents non identifiables » (en gros, cela veut dire que RE achète de l’électricité ailleurs mais ne sait pas comment elle est fabriquée), mais qu’en plus la part d’énergies renouvelables a chuté de 40% en 2005 à 23% en 2008 (mais alors, quel a été l’impact de notre abonnement à vivonatur ?? tristesse).

Le service clientèle de Romande Énergie

1. Une prise, 2. une fiche, 3. mes doigts

1. Une prise, 2. une fiche, 3. mes doigts : je note parce que je dis "prise" pour tout...

Ni une ni deux, j’empoigne mon téléphone IP, et je compose le numéro du service clientèle de la RE avec ma liste de questions bien pointues sur le sujet.

Après avoir eu 3-4 interlocuteurs différents au bout du fil, mais tous avec la même interjection (Attendez ! je vais demander à untel), je commence à croire qu’on ne leur pose que des questions basiques (j’imagine une conversation standard du service clientèle : pourquoi n’ai-je pas de lumière dans mon appartement, j’ai pourtant payé ma facture d’électricité ?! avez-vous pensé à appuyer sur l’interrupteur pour allumer ? ah non, merci, vous êtes formidable RE !). Je n’ai pas pu poser plus loin que la première question de ma liste avant qu’on me coupe avec un Attendez, je vais demander à … et un bout de la symphonie no 5 de Beethoven en format MIDI (rappelez-vous de vos sonneries de mobile de l’ère pré-mp3).

Bien 15 minutes après le décrochage (je le sais car c’est marqué sur l’écran du téléphone IP), on me dit qu’il faut que je communique mes questions par mail afin qu’ils puissent trouver la personne adéquate pour y répondre. Sans blague, j’aurais pas deviné qu’il fallait transmettre toutes mes questions à une personne plus compétente. Et c’est là que le miracle s’opère, et je loue la qualité des réponses qui m’ont été transmises par RE suite à mon mail. J’ai reproduit la teneur intégrale à la fin de cette article, à la fois pour vous informer si votre fournisseur actuel a les mêmes zones d’ombre, mais également pour témoigner publiquement à RE de ma gratitude d’avoir répondu dans le sens de mes questions, car je ne trouve rien de plus frustrant qu’une entreprise qui vous répond à côté de la plaque.

La démarche verte de Romande Énergie

En résumé, le nombre total de kWh que nous avons consommé a été produit de manière verte ou acheté dans une centrale verte (hydraulique ou éolienne). Et le label naturemade star qu’arbore le produit vivonatur de RE est contrôlé par un organisme indépendant (le label bio fonctionne pareil). Si je continue le raisonnement, si tous les clients de RE s’inscrivaient à vivonatur, RE devra produire ou trouver autant d’électricité verte que celle qui est effectivement consommée. Impossible ? Naaan, les Services Industriels de Genève sont déjà à 90%, et n’oublions pas que les 2/3 de notre électricité proviennent de nos barrages.

Autres façons de se procurer de l’électricité verte

Ceux qui ont la chance d’être propriétaire d’une maison et donc d’un toit de taille respectable peuvent tenter les panneaux photovoltaïques personnels. Malheureusement, je n’ai pas de maison, et je n’ai donc pas creusé la question du pour ou du contre d’une telle installation et de son écobilan (fabrication polluante des panneaux, rentabilité moindre qu’une installation collective, etc.). Ceux qui n’ont pas de toit, et qui n’ont pas d’offre telle que vivonatur, peuvent également encourager les énergies renouvelables via des associations telles que sun-power qui construit des toits en panneaux solaires.

Payer plus cher l’électricité ?!

Hum, oui, OK, tout le monde n’est pas prêt à payer plus sa facture d’électricité. Alors si vous hésitez, vous pouvez toujours tenter de concilier la réduction de votre consommation et votre soutien financier aux énergies renouvelables. Internet fourmille d’astuces pour consommer moins, présentées de manière simiesque ou autre (voir les liens à la fin de l’article Gestes écologiques au quotidien).

Questions – réponses sur les énergies renouvelables chez Romande Énergie

Moi : Comment expliquez-vous la chute de la part d’énergies renouvelables entre 2005 (40%) et 2008 (23%) ? Après avoir patienté une quinzaine de minutes au téléphone, une de vos collaboratrices me dit que c’est parce que RE a renoncé à obtenir des certificats de provenance de l’énergie pour plus de transparence. Ceci me paraît contradictoire, car je comprends « transparence » = « traçabilité ».

Romande Énergie : La différence des taux « énergies renouvelables » entre les années précédentes provient du fait que Romande Énergie n’a pas acquis de certificat de provenance. Ce principe est plus transparent vu qu’il ne donne pas une vue modifiée de la réalité.

Moi : Sur votre site internet je lis : Lorsqu’un client fait le choix de l’énergie verte, Romande Énergie s’engage à produire ou faire produire par l’un de ses fournisseurs la quantité  d’énergie verte commandée qui sera ensuite injectée dans réseau national. Est-ce qu’en ce qui me concerne j’ai 1000.-/an de facture d’électricité dont 170.- pour vivonatur (prix vivonatur = nbr kwh total par an * prix vivonatur/kwh). Cela veut-il dire que vous produisez/achetez pour 170.- d’énergie verte ? ou est-ce que vous produisez/achetez le nombre de kwh total que je consomme par année ?

RE : En 2006 vous avez choisi de convertir le 100% de votre confirmation annuel d’éléctricité en énergie verte « vivonatur ». Ce produit est composé de 97.5% d’hydraulique et 2.5% d’éolien certifié naturemade star. En 2008, vous avez consommé  3′741 kWh. Romande Énergie a produit elle-même les 3′648 kWh hydraulique, via la centrale du Pont-de-la-Tine (Le Seppey, en direction de Leysin), pour les 93 kWh restant, ne possédant pas encore de centrale éoliennes, ils ont étés achetés et produits par l’éolienne Feldmoos dans le canton de Lucerne.

Moi : Je lis dans le dernier Bon à Savoir (magazine des consommateurs) que RE est bonne dernière élève pour ce qui concerne les énergies renouvelables et ce qui est de la traçabilité (part d’agents non identifiables). Comment se fait-il que les SIG qui sont tout proches arrivent à faire près de 90% d’énergie renouvelable avec 45% d’énergie suisse et que RE n’y arrive pas ?

RE : Les SIG « imposent » de l’énergie verte en tant que tarif standard à tous leurs clients « Particuliers », ce qui n’est pas la stratégie de Romande Énergie qui préfère laisser le choix aux clients de devenir « Consomm’Acteur » en optant pour nos éco-énergies, ce que vous avez fait en 2006. Cela explique pourquoi il y a beaucoup plus d’énergie verte consommée par les clients SIG que par les clients Romande Énergie, dont la majorité consomme encore de l’énergie dite grise. De plus, sans infirmer ou confirmer de telles pratiques aux SIG, il est utile de rappeler que l’achat de certificats de provenance permet de faire monter les indications de marquage.

Moi : Si personne n’adhérait à vivonatur ou toute offre éco-énergie chez vous, est-ce que cela signifie que la part d’énergie vertefournie par RE tombe à 0% ? Si ce n’est pas le cas (c’est ce qu’il semble ressortir des chiffres de vos tableaux de marquage à moins que malgré vos efforts de marketing il n’y a pas plus d’engouement : 2005 RE produit la moitié des énergies renouvelables (40%/2 =20%) et 2008 RE en produit 23%), ce qui serait assez logique, car cela signifierait que vous arrêteriez vos éoliennes et vos installations hydrauliques, comment est réparti l’argent que je vous donne pour vos efforts écologiques ?

RE : Si aucun client ne souscrivait à nos éco-énergies, Romande Énergie aurait le choix d’injecter dans le réseau l’énergie renouvelable qu’elle produit ou de l’a vendre sur le marché de gros à d’autres fournisseurs suisses ou sur le marché international. Ainsi, si Romande Énergie n’avait aucun éco-client et si Romande Énergie décidait de vendre l’énergie qu’elle produit à d’autres fournisseurs suisses ou sur le marché international, plutôt que de l’injecter dans son réseau, le % de renouvelable dans le réseau Romande Énergie serait très probablement inférieur à 20%. Étant donné qu’il dépendrait de la part d’énergie renouvelable que Romande Énergie achèterait pour la fournir à ses clients. Ceci n’est pas la situation actuelle car actuellement Romande Énergie produit et/ou achète la totalité de l’énergie renouvelable souscrite par ses éco-clients. Concernant la répartition des 4.5 ct/kWh versés par les clients « vivonatur », 2.1 ct/kWh sont reversés dans un fonds pour la création de nouvelles installations de production renouvelables (mini-hydro, biomasse, éolien, solaire) et 1 ct/kWh est reversé dans un fonds environnemental permettant de financer des mesures de renaturation aux abords des cours d’eau de la région. Donc, sur les 4.5 ct/kWh versés par nos clients, env. 70% (3.1 ct/kWh) sont reversés dans des fonds à vocation écologique et seuls les 30% restants (1.4 ct/kWh) sont gardés par Romande Énergie en vue de couvrir les coûts d’approvisionnement des certificats hydro et éoliens produits par des installations labellisées naturemade star, les coûts de labellisation naturemade star du produit « vivonatur » et les coûts administratifs y relatifs.

Moi : Quel contrôle ou quelle visibilité avons-nous en tant que consommateur et client de RE sur les dépenses liées au montant censé être consacré aux énergies renouvelables ? Pour le label bio par ex. ce sont des organismes indépendants qui vérifient que les normes du label sont bien respectées. Pour ce qui est de votre engagement vivonatur, en tant que client RE, j’ai l’impression de n’avoir que votre parole. Comment pouvez-vous m’assurer que l’argent est bien dépensé selon vos engagements ?

RE : « vivonatur » est assortit du label naturemade star, ce label est le plus strict au niveau international selon la dernière étude de PriceWaterhouseCoopers que vous trouverez ci-jointe. Tout comme pour le label bio, cela signifie qu’un organisme indépendant vérifie annuellement que la totalité des critères naturemade star sont bien respectés par Romande Énergie, soit ils vérifient, que :   les montants versés par les clients sont bien alloués tel que décrit ci-dessus, que l’énergie renouvelable composant « vivonatur » est bien issue d’installations respectant elle-même les critères environnementaux naturemade star, que Romande Énergie dispose bien de la quantité d’énergie renouvelable souscrite par ses éco-clients, que Romande Énergie ne vend pas plus d’énergie renouvelable que ce dont elle dispose, etc.). Pour une vision plus détaillée des critères naturemade star vous pouvez vous rentre à l’adresse : http://www.naturemade.ch/f/naturemade/index.htm

Madame,

Suite à votre courriel du 14 courant, veuillez trouver ci-dessous, les informations souhaitées en réponse à vos questions.

1) La différence des taux « Energies renouvelables » entre les années précédentes provient du fait que Romande Energie n’a pas acquis de certificat de provenance. Ce principe est plus transparent vu qu’il ne donne pas une vue modifiée de la réalité.

2) En 2006 vous avez choisi de convertir le 100% de votre confirmation annuel d’éléctricité en énergie verte « vivonatur ». Ce produit est composé de 97.5% d’hydraulique et 2.5% d’éolien certifié naturemade star. En 2008, vous avez consommé  3′741 kWh. Romande Energie a produit elle-même les 3′648 kWh hydraulique, via la centrale du Pont-de-la-Tine (Le Seppey, en direction de Leysin), pour les 93 kWh restant, ne possédant pas encore de centrale éoliennes, ils ont étés achetés et produits par l’éolienne Feldmoos dans le canton de Lucerne.

3) Les SIG « imposent » de l’énergie verte en tant que tarif standard à tous leurs clients « Particuliers », ce qui n’est pas la stratégie de Romande Energie qui préfère laisser le choix aux clients de devenir « Consomm’Acteur » en optant pour nos éco-énergies, ce que vous avez fait en 2006. Cela explique pourquoi il y a beaucoup plus d’énergie verte consommée par les clients SIG que par les clients Romande Energie, dont la majorité consomme encore de l’énergie dite grise. De plus, sans infirmer ou confirmer de telles pratiques aux SIG, il est utile de rappeler que l’achat de certificats de provenance permet de faire monter les indications de marquage.

4) Si aucun client ne souscrivait à nos éco-énergies, Romande Energie aurait le choix d’injecter dans le réseau l’énergie renouvelable qu’elle produit ou de l’a vendre sur le marché de gros à d’autres fournisseurs suisses ou sur le marché international. Ainsi, si Romande Energie n’avait aucun éco-client et si Romande Energie décidait de vendre l’énergie qu’elle produit à d’autres fournisseurs suisses ou sur le marché international, plutôt que de l’injecter dans son réseau, le % de renouvelable dans le réseau Romande Energie serait très probablement inférieur à 20%. Etant donné qu’il dépendrait de la part d’énergie renouvelable que Romande Energie achéterait pour la fournir à ses clients. Ceci n’est pas la situation actuelle car actuellement Romande Energie produit et/ou achète la totalité de l’énergie renouvelable souscrite par ses éco-clients. Concernant la répartition des 4.5 ct/kWh versés par les clients « vivonatur », 2.1 ct/kWh sont reversés dans un fonds pour la création de nouvelles installations de production renouvelables (mini-hydro, biomasse, éolien, solaire) et 1 ct/kWh est reversé dans un fonds environnemental permettant de financer des mesures de renaturation aux abords des cours d’eau de la région. Donc, sur les 4.5 ct/kWh versés par nos clients, env. 70% (3.1 ct/kWh) sont reversés dans des fonds à vocation écologique et seuls les 30% restants (1.4 ct/kWh) sont gardés par Romande Energie en vue de couvrir les coûts d’approvisionnement des certificats hydro et éoliens produits par des installations labellisées naturemade star, les coûts de labellisation naturemade star du produit « vivonatur » et les coûts administratifs y relatifs.

5) « vivonatur » est assortit du label naturemade star, ce label est le plus strict au niveau international selon la dernière étude de PriceWaterhouseCoopers que vous trouverez ci-jointe. Tout comme pour le label bio, cela signifie qu’un organisme indépendant vérifie annuellement que la totalité des critères naturemade star sont bien respectés par Romande Energie, soit ils vérifient, que :   les montants versés par les clients sont bien alloués tel que décrit ci-dessus, que l’énergie renouvelable composant « vivonatur » est bien issue d’installations respectant elle-même les critères environnementaux naturemade star, que Romande Energie dispose bien de la quantité d’énergie renouvelable souscrite par ses éco-clients, que Romande Energie ne vend pas plus d’énergie renouvelable que ce dont elle dispose, etc.). Pour une vision plus détaillée des critères naturemade star vous pouvez vous rentre à l’adresse :

http://www.naturemade.ch/f/naturemade/index.htm

En espérant vous avoir apporté tous les renseignements souhaités, nous vous présentons, Madame, nos salutations distinguées.

Sandrine Hofmann

Service clientèle

Romande Energie Commerce SA

0848 802 900

info@romande-energie.ch

—–Message d’origine—–

De : HO Thi Ngoc Tu [mailto:tu@touthaut.ch]

Envoyé : mercredi, 14. octobre 2009 11:57

À : SC: Clients RES

Objet : questions sur vivonatur et les énergies renouvelables

Bonjour,

Suite au marquage de l’électricité reçu récemment, j’aimerais obtenir des réponses aux questions suivantes :

1. Comment expliquez-vous la chute de la part d’énergies

renouvelables entre 2005 (40%) et 2008 (23%) ? Après avoir

patienté une quinzaine de minutes au téléphone, une de vos

collaboratrices me dit que c’est parce que RE a renoncé à obtenir

des certificats de provenance de l’énergie pour plus de

transparence. Ceci me paraît contradictoire, car je comprends

« transparence » = « traçabilité ».

2. Sur votre site internet je lis : Lorsqu’un client fait le choix de

l’énergie verte, Romande Energie s’engage à produire ou faire

produire par l’un de ses fournisseurs la quantité d’énergie verte

commandée qui sera ensuite injectée dans réseau national. Est-ce

qu’en ce qui me concerne j’ai 1000.-/an de facture d’électricité

dont 170.- pour vivonatur (prix vivonatur = nbr kwh total par an *

prix vivonatur/kwh). Cela veut-il dire que vous produisez/achetez

pour 170.- d’énergie verte ? ou est-ce que vous produisez/achetez

le nombre de kwh total que je consomme par année ?

3. Je lis dans le dernier Bon à Savoir (magazine des consommateurs)

que RE est bonne dernière élève pour ce qui concerne les énergies

renouvelables et ce qui est de la traçabilité (part d’agents non

identifiables). Comment se fait-il que les SIG qui sont tout

proches arrivent à faire près de 90% d’énergie renouvelable avec

45% d’énergie suisse et que RE n’y arrive pas ?

4. Si personne n’adhèrait à vivonature ou toute offre éco-énergie

chez vous, est-ce que cela signifie que la part d’énergie verte

fournie par RE tombe à 0% ? Si ce n’est pas le cas (c’est ce qu’il

semble ressortir des chiffres de vos tableaux de marquage à moins

que malgré vos efforts de marketing il n’y a pas plus d’engouement

: 2005 RE produit la moitié des énergies renouvelables (40%/2 =

20%) et 2008 RE en produit 23%), ce qui serait assez logique, car

cela signifierait que vous arrêteriez vos éoliennes et vos

installations hydrauliques, comment est réparti l’argent que je

vous donne pour vos efforts écologiques ?

5. Quel contrôle ou quelle visibilité avons-nous en tant que

consommateur et client de RE sur les dépenses liées au montant

censé être consacré aux énergies renouvelables ? Pour le label bio

par ex. ce sont des organismes indépendants qui vérifient que les

normes du label sont bien respectées. Pour ce qui est de votre

engagement vivonatur, en tant que client RE, j’ai l’impression de

n’avoir que votre parole. Comment pouvez-vous m’assurer que

l’argent est bien dépensé selon vos engagments ?

Voici mes coordonnées :

Client no 1 050 996

Ho Thi Ngoc Tu

Rionzi 27

1028 Préverenges

Je vous remercie d’avance pour vos réponses précises.

Avec mes meilleures salutations.

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Tout un programme pour 2010 !

Couverture de La Grenouille qui ne savait pas ... (clic pour plus de détail)

Couverture de La Grenouille qui ne savait pas ... (clic pour plus de détail)

J’ai été moins prolifique sur ce blog que je ne l’avais espéré. Mais tel le bambou chinois brossé dans l’une des 7 métaphores du très joli recueil La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite et autres leçons de vie (Olivier Clerc, 2005), beaucoup de projets et d’articles se préparent en sous-terrain chez la Famille21.

Le mot à la mode cette fin décembre étant « Flopenhague » en référence au manque d’engagement des dirigeants de la planète dans une politique climatique responsable, cela me conforte dans l’idée que les changements ne viendront pas d’en-haut, mais bien de mouvements citoyens épars et ponctuels, encore peu coordonnés, mais qui semblent se rejoindre pour aboutir sur un changement de paradigme.

J’ai été en effet très surprise de constater que mes choix en tant que mère et consommatrice sont partagés par d’autres, et c’est en me renseignant pour ce blog que j’ai découvert a posteriori des mouvements auxquels j’appartenais sans le savoir : créatifs culturels, « parentage« , décroissance, simplicité volontaire etc.

Des initiatives locales existent depuis belle lurette à l’instar de l’émission Biosphère de la Radio Suisse Romande et de son blog associé, de l’association NiceFuture, ou des revues spécialisées telle la Revue Durable. D’autres viennent de voir le jour, telle la web TV Café vert.

Mais trêve de théorie et de passivité devant les initiatives des autres, Madame21 passe au concret et voici une bande-annonce sous forme écrite (mais je fais confiance à votre imagination pour y ajouter des effets spéciaux, une voix très virile en dolby surround, et des bruits d’hélicoptères qui font le tour de la salle).

Pour 2010, la Famille21 vous promet :

  • Des articles sur ce blog bien sûr : sur l’électricité verte, sur les ampoules économiques, sur la peinture écologique, et plein d’autres sujets de la vie quotidienne (quoi ?! vous ne repeignez pas votre appartement quotidiennement ?!) ;
  • Un agrandissement de la Famille21 avec l’arrivée d’un second Bébé21 – on se demande encore comment on va le nommer online (Bébé22 ? Bébé21 2.0 ?) ET offline – et par conséquent des problématiques liées à la famille suisse standard de la classe moyenne qu’on va représenter ;
  • Un Restau21 : et oui ! Madame21 va se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat et confronter les principes du développement durable à l’impitoyable loi du marché, et pis encore : celle du marché de la restauration…

Bonne année 2010 !